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  • : Un referendum en Alsace - Conseil unique d'Alsace - Collectivité Territoriale - Referendum du 7 avril 2013 - Ses origines, son déroulement, ses suites...
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:02

Bernard-Notter-non-au-conseil-d-alsace.jpgTribune sur le Conseil d’Alsace

 

 

Le NON (censuré !?)

de Bernard NOTTER

vice-président du

Conseil Général du Haut-Rhin

(Majorité Alsacienne)

 


 

NB de l'auteur du blog :

 

Si je publie cette tribune inédite de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, c’est parce qu’elle m'a été envoyée, après avoir été transmise à la presse jeudi 28 mars, avec pour seul effet que son auteur a été moqué par un journaliste de L’Alsace, le dimanche 31 mars, sans même que son texte ne soit publié, malgré la nouveauté et la force de certains arguments.

Après Gilbert Meyer, maire de Colmar, qui avait été traité d’« hypocrite » par trois autres journalistes de L’Alsace, sans que les lecteurs ne puissent se faire une idée de ses arguments, voici que le vice-président du CG68 lui-même se fait renvoyer dans les cordes par la presse.

 

Le journaliste Olivier Chapelle reproche ironiquement à Bernard Notter de ne pas dire qu’il a voté « oui » lors du 2ème congrès d’Alsace, le 24 novembre 2012. L’intéressé répond que, à ce moment-là, la question de la fusion et le projet de trois pages étaient liés. Entre temps, la « notice d’information » a été nettoyée, la formule « répondant aux principes d’organisation énoncés ci-dessous » a été supprimée de la question officielle, et des formules au conditionnel sont venues se glisser dans plusieurs phrases. Renvoyant le journaliste à l'étude de ses dossiers, c’est contre ce flou que Bernard Notter s’est élevé, en toute logique, considérant que son vote avait été trahi.

 

Datée du jeudi 28 mars (J-10), aucun des deux journaux régionaux n’a donc donné véritablement suite à cette tribune, pour le moment, alors qu'il reste à peine 4 jours de campagne officielle. Si même un bras droit de Charles Buttner peut se faire censurer (on n'ose y croire !?), c’est premièrement que le « oui » a du souci à se faire pour qu’il soit à ce point besoin de le protéger, et deuxièmement que nous sommes en train de tomber bien bas. Cela doit profondément inquiéter, quel que soit le camp politique dont on se revendique.

 

Méditons quelques instants cette phrase d'Albert Londres, père du grand reportage : "Un journaliste n'est pas un enfant de choeur, son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" (Terre d'ébène, 1929).

Aujourd'hui la plaie médiatique est ouverte.


M.L.

 

 

!!! (mise à jour du 5 avril) !!!

La tribune de Bernard Notter a finalement été publiée par les Dernières Nouvelles d'Alsace, aujourd'hui vendredi 5 avril, en pages Mulhouse. Pas plus loin. Et largement tronquée (sans que ce ne soit précisé). Mais tout de même.

Alors que la rédaction régionale du journal aurait apparemment décidé de ne plus publier de tribunes durant la dernière semaine de campagne, cette entorse à la règle (de dernière minute) laisserait-elle apparaître certaines divergences éditoriales des rédactions locales ? Ce serait sans doute souhaitable.

Quant à L'Alsace, toujours rien, hormis la brève (ironique) citée ci-dessus.

Il reste donc toujours préférable pour les lecteurs d'en lire l'intégralité, disponible uniquement sur ce blog.

M.L.

 

 

 

« Un projet approximatif et hasardeux »

 

 

J-10… et toujours pas de nouvelles du groupe de travail Lebranchu.

 

Le 7 avril prochain, nous serons appelés à voter pour savoir si nous voulons d’une fusion entre les trois collectivités alsaciennes.

 

Afin de pouvoir répondre à cette question, il eut été logique de disposer d’un certain nombre de renseignements sur la nouvelle formule que l’on nous propose : ses compétences, ses moyens, le niveau d’économies potentielles attendu, etc.

 

Or, ces renseignements, nous n’en disposons toujours pas : à 10 jours du scrutin, aucune nouvelle du groupe de travail promis par Mme LEBRANCHU pour clarifier toutes ces interrogations.

 

Trop de questions restent sans réponses et en ce qui me concerne, j’aime bien savoir « à quelle sauce je vais être mangé ».

 

C’est sur ce différend que j’avais donc décidé de voter « non » lors du premier congrès du 1er décembre 2011. Aujourd’hui de nombreux Alsaciens me donnent raison et se plaignent du manque d’information dont ils disposent, du « flou » qui entoure le projet et des nombreux points obscurs qui subsistent.

 

Pourquoi ? Parce qu’en raccourci, on nous demande de dire « oui et après on verra », c’est le parlement qui décidera de la suite. Je ne suis pas persuadé que les électeurs qui m’ont élu et confié leurs voix, eussent apprécié la façon dont j’en aurais fait usage en cautionnant ce projet approximatif et hasardeux, qu’il faudra financer le moment venu.

 

Il est par ailleurs particulièrement regrettable – voire même incroyable – qu’aucune étude sérieuse ni même une simple étude d’impact sommaire n’ait été réalisée pour estimer, entre autres choses, les économies attendues.

 

Comment s’étonner, dès lors, que les trois présidents répondent de façon totalement différente à la question des économies potentielles : Charles BUTTNER prétend qu’il n’y a pas d’économie à entrevoir, Guy-Dominique KENNEL annonce 30 millions d’euros sur 5 ans et Philippe RICHERT pas moins de 100 millions sur 5 ans ! Qui dit mieux ? Qui dit vrai ?

 

Il est incontestable, par contre, que la réponse de Charles BUTTNER se rapproche le plus d’une étude réalisée par le cabinet KPMG il y a 3 ans, à la demande de l’Assemblée des Départements de France, et qui concluait que « la fusion des départements et des régions coûterait plus cher qu’elle ne rapporterait et que, de surcroît, elle aurait même un coût en raison des effets d’alignement structurel des compétences exercées par l’une ou l’autre des collectivités ».

 

Ce qui signifie que le conseil unique d’Alsace, s’il devait voir le jour, n’amènera aucune économie.

 

J’entends répéter à l’envi qu’avec le conseil unique d’Alsace, nous sommes à un virage dans l’histoire de notre région.

 

Oui, mais un virage sans visibilité !

 

On nous propose de fusionner, sans en connaître les conditions !

 

De la future collectivité qu’on nous propose de mettre en place, nous ne connaissons :

- ni les compétences ;

- ni les dotations financières ;

- ni la fiscalité ;

- ni le mode d’élection.

 

Et si les promoteurs du « oui » prévoient tous que demain « on rase gratis », moi je pose la question de savoir qui va payer pour les nouvelles compétences, alors que par ailleurs nous attendons toujours les dotations de compensation de l’Etat consécutives à la dernière phase de décentralisation !

 

Il est inutile de rappeler que l’Etat cherche désespérément de l’argent et qu’il ne nous fera pas de cadeau. Inutile aussi de penser pouvoir écrire le droit du travail français à Strasbourg, comme certains le prétendent.

 

Arrêtons de rêver !

 

Arrêtons aussi de nous comparer régulièrement au Bade-Wurtemberg ! L’Alsace compte à peine 1,9 million d’habitants alors que nos voisins d’outre-Rhin sont 11 millions ! Il n’y a rien de comparable.

 

Mais il y a plus grave et de cela, personne ne parle : l’Eurométropole de Strasbourg, qui figure désormais nommément dans l’avant-projet de loi, représente un nouvel échelon administratif qui viendra concurrencer directement le conseil unique. Cette Eurométropole s’étendra sur les 28 communes de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) et aura des conséquences directes sur le futur conseil unique d’Alsace.

 

En effet, il est prévu qu’un très grand nombre de compétences (aujourd’hui communales ou départementales) soient transférées vers l’Eurométropole. Cette opération s’effectuera avec transfert du personnel et des moyens financiers correspondants ; sachant que la CUS représente environ 45% de la population bas-rhinoise, elle viendra de fait amputer d’autant les capacités d’action et le budget du futur conseil unique d’Alsace.

 

A peine créé, le conseil unique d’Alsace sera donc réduit à sa portion congrue, car délesté de la puissante communauté urbaine strasbourgeoise. Et Strasbourg, ville-centre de l’Eurométropole, ou capitale du conseil unique ? Il faudra bien choisir, mais une fois encore, rien n’est clair

 

Parallèlement, l’Etat a aussi entrepris la réforme de l’acte III de la décentralisation, qui concernera tous les départements ainsi que toutes les régions de France et qui est déjà bien avancé.

 

Ne croyez-vous pas que tout cela fasse beaucoup de changements à la fois et surtout, beaucoup de contradictions ? Moi, je trouve que si ! C’est pourquoi, devant autant d’incohérences, je voterai « non » le 7 avril prochain !

 

 

Bernard NOTTER

Vice-Président du Conseil Général du Haut-Rhin

(Majorité Alsacienne)

 

 

 

  --> Pour lire l'étude sur la fusion demandée par l'Assemblée des départements de France : cliquez ici.

 

 

 

Autres articles sur la partialité de la presse locale  :

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> La revue de presse du blog

 

Les arguments d'autres personnalités qui se sont exprimées pour le "non" :

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Pierre Gsell, Gilbert Meyer ou encore Pierre Freyburger

 

Un article pour mieux comprendre la question de Strasbourg Eurométropole :

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

--> Lien vers le blog en général

 

 

--> Fusion des collectivités : restons vigilants ! (21 décembre 2013) - (où l'on apprendra que l'amendement visant la suppression de la condition de referendum pour la fusion de collectivités est certes supprimé, mais que le projet reviendra, comme les hirondelles, avec le printemps)

 

--> Eh bien non ! Ce sera oui quand même... (1er septembre 2013) - (où l'on verra que moins de trois mois après le non alsacien, un amendement était voté à l'assemblée pour supprimer la condition de referendum)

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> Après le 7 avril...

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont les partisans du oui ?

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:09

 

 

 

Collectivité Territoriale d’Alsace – Consultation du 7 avril 2013

 

Un projet précipité 

 

 

Collectivite-territoriale-Alsace-ayez-confiance.jpgDans le débat, qui a du mal à prendre dans l’opinion, certains prétendent que le projet proposé, annexé à la question officielle, serait le fruit d’une longue élaboration. Mais la précipitation avec laquelle le referendum est venu sur le devant de la scène, tout comme les très récentes évolutions du projet, doivent inciter l'électeur à la prudence.


Le premier "congrès d'Alsace" (réunion de tous les conseillers généraux et régionaux) a eu lieu le 1er décembre 2011. Mais ce n'est que le 24 novembre 2012 que la décision d’un referendum a été formellement prise, pour le 7 avril. Soit un délai de seulement quatre mois et demi entre l'annonce et sa réalisation. Avec l'inertie habituelle des affaires politiques, c'est peu de temps pour que les gens, d’abord en entendent parler, s’informent et en discutent, puis décident du bulletin qu'ils vont choisir, s'ils se déplacent.

 

Le flou total, il y a moins de 6 mois...

 

Il y a moins de 6 mois, lors de la dernière réunion du Groupe Projet sur le Conseil d'Alsace (le 6 octobre 2012), rien n’était tranché. Il était encore envisagé sérieusement, par des protagonistes de cette affaire, de transformer l'actuel CESER (conseil consultatif de la région) en "assemblée délibérative" avec Colmar pour siège, et d'instituer un "conseil exécutif" à Strasbourg (afin que le véritable siège soit dans cette ville qui a légitimement peur de perdre son statut de capitale européenne en cas d'affaiblissement au niveau régional).

 

Selon le fil de discussion de la réunion, tenu par Pierre France (Rue89 Strasbourg), Philippe Richert faisait d'ailleurs état de ses interrogations : « Est-ce qu’on aura une ou deux assemblées ? La Région est formée de deux assemblées, le Ceser et le conseil régional. Est-ce qu’on garde le Ceser et le Conseil d’Alsace, ou est-ce qu’on sépare législatif et décisionnel ? C’est une vraie question… A titre personnel, je n’avais pas encore d’avis. On peut imaginer avoir deux assemblées, une pour le délibératif avec le Ceser, une pour l’exécutif, le gouvernement d’Alsace. A titre personnel, je pense que ça peut fonctionner ainsi. » C'est bien flou, pour une dernière réunion du "groupe" chargé d'élaborer le projet... A noter la notion de "gouvernement d'Alsace", utilisée de plus en plus régulièrement par le président du conseil d'Alsace, et qui renvoie à bien des fantasmes.

 

Et à peine un mois et demi plus tard, le 24 novembre 2012, la résolution du "2ème congrès d'Alsace" adoptait le plan proposé actuellement, tout en se laissant la possibilité d'en changer... après le vote... : une « assemblée d'Alsace », cette fois-ci à Strasbourg, un « conseil exécutif » à Colmar, et le Céser remplacé par... le Céser (dont certains laissent entendre qu'il pourrait migrer à Mulhouse), afin de donner un os à ronger dans un sud régional, loin d'être acquis à la cause. Mais ce type de promesses n'engage que ceux qui y croient.

 

Et les doutes subsistent au point que Philippe Richert a reconnu, à moins d’un mois de l’échéance : « dans le document qui accompagne le projet, tout n’est pas figé... » (le 9 mars sur France 3 Alsace). Autrement dit, rien n'est figé. Nous allons voter pour un projet qui n’a rien de définitif. C’est ce qu’on appelle un chèque en blanc.

 

"Paroles, paroles..." 

 

Certains ont peut-être parlé d'une "Alsace unie" dès 1924, sans que cela n'ait eu aucune suite, mais cela fait à peine moins de dix ans que l'on "tripatouille" dans nos institutions pour rendre possible une telle consultation. Entre 1958 et 1992, il n'y a eu que 5 révisions constitutionnelles en 34 ans ; depuis cette date, en 20 ans, la France a connu 20 modifications de sa constitution). Se référer à la "régionalisation" proposée par Charles de Gaulle en 1969 est donc douteux, d'autant plus que le "général" n'aurait évidemment jamais accepté l'idée d'un bricolage institutionnel à la petite semaine, dans un seul coin de la France, sans que cela ne soit porté par la vision plus large d’une réforme nationale de nos institutions.

 

Ce projet, c’est donc comme si l’on parlait pendant longtemps de faire des travaux dans une commune (par exemple construire une nouvelle salle municipale) et, tout à coup, justement parce qu'on en aurait parlé trop longtemps et qu'on  se serait jusque-là contenté de mots, on se précipiterait pour faire des plans, pour lancer les appels d'offre, pour choisir l'entreprise et les matériaux, pour lancer les travaux... Au risque (élevé) de bâcler le projet.

 

Alors, pourquoi une telle précipitation ?

 

Plusieurs hypothèses :


1/ Par amateurisme ou par incompétence ? Très peu probable.

 

2/ Pour éviter de tomber dans le créneau d'autres élections (car la loi oblige à un délai de 6 mois avant ou après d'autres élections) ? Mais rien n'empêchait de laisser passer les municipales, avec ce débat en toile de fond, laissant les arguments des uns et des autres émerger, les idées fuser, l'opinion publique se façonner progressivement, puis faire campagne pour les prochaines élections territoriales (ou quel que soit leur nom après la mise en place de l'acte III de la décentralisation), en mettant cette question institutionnelle sur la table. Les nouveaux élus auraient expressément été mandatés sur cette question lors des élections de 2015. En plus d’être mûri, le projet aurait été légitime, contrairement à celui-ci, élaboré à la va-vite, restant dans le flou pour ménager la chèvre, le chou et le loup. Il est facile aujourd'hui de jouer la mijaurée en faisant vibrer la corde de l'urgence et de l'occasion-unique-qui-ne-se-représentera-plus-jusqu'à-la-fin-des-temps... Ce discours vise plus à empêcher de réfléchir que l'inverse.

 

3/ Pour une question d'égo ? Philippe Richert voulait-il être encore absolument le président du conseil régional au moment du vote (ce qui n’est pas certain en 2015), lui qui répète en permanence que c'est un événement "historique", afin d’y accoler son patronyme ? Le président du conseil régional serait-il victime du syndrome de la "pyramide du Louvre" ? Certains le pensent. Et puis, chef du "gouvernement alsacien", ce sera peut-être un titre envié...

 

4/ Pour prendre de vitesse le gouvernement actuel ? Autrement dit pour damer le pion à l'Acte III de la décentralisation. Philippe Richert avait été nommé ministre des collectivités locales en 2007 pour élaborer ce projet (suite à l'échec en 2003 des referendums où, notamment les Corses, ont rejeté le projet proposé par la majorité de leurs élites politiques) et le faire passer rapidement. Or tout a été retardé par les apparentes tergiversations de Charles Buttner (ce dernier pensait, à juste titre, qu'il était nécessaire de donner des gages au Haut-Rhin, point faible du scrutin, car chacun des départements doit dire "oui" séparément). Au lieu de se tenir fin 2011, comme c’était envisagé, la consultation a été repoussée à début 2013 (2012 étant bloquée par les présidentielles et législatives). Nicolas Sarkozy n'a pas été réélu, Philippe Richert n'est plus ministre, et sa marge de manoeuvre s'est donc réduite. Mais comme le gouvernement socialiste a son propre projet dans les tuyaux (l'acte III de la décentralisation), il conviendrait donc d'aller plus vite que François Hollande (qui lui-même pourrait bien savonner la planche avec Strasbourg-eurométropole). Nous serions face à des manoeuvres politiciennes assez éloignées de l'intérêt général (français et alsacien). Une guerre de chapelle, en somme. Tout en répétant l'inverse, la bouche en coeur. Il n'y aurait hélas rien d'étonnant à cela.

 

5/ Pour éviter que le débat ne prenne trop de place dans l'opinion ? Nos élites ont en effet été échaudées par les résultats du referendum de 2005, sur le projet de traité constitutionnel européen, au point que certains regrettent parfois ouvertement d’avoir donné la parole au peuple, après un débat public comme il y en avait pourtant rarement eu. La récente volonté de faire sauter, en catimini, le seuil des 25% d'inscrits pour le oui dans la consultation qui nous intéresse aujourd’hui, va dans le même sens : des élus qui se prennent pour des Elus (eux savent, nous pas), non plus des représentants de ce peuple d'ignorants, auprès desquels il s'agirait de faire preuve de « pédagogie », comme un professeur à l’égard de ses jeunes élèves.

 

Au final, ne serait-ce pas un peu pour toute ces raisons à la fois ? C’est fort possible.

 

Quoiqu'il en soit, cette douteuse précipitation doit nous pousser à être circonspects. Et, pour être tout à fait prudents, le bizarre seuil de 25% pour le "oui" doit nous inciter à voter "non" plutôt que de tomber dans le piège de l'abstention.

 

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle républicain 68

Conseiller municipal indépendant

 

 

--> Lien vers le blog en général

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> Après le 7 avril...

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

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--> Le NON (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil Général du Haut-Rhin !

 

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--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

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--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.


 

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:18

 

Collectivité Territoriale d'Alsace - Consultation publique du 7 avril

 

 

La presse qui protège le "oui"

 

 

(mise à jour du 8 avril)

 

Citoyen soucieux d’éclairer le débat public, sans passion excessive, sans arrogance, par le seul usage de la raison, je ne suis pas un agitateur ni un agité. Tenu par aucune discipline de parti, je ne suis pas un extrémiste, mais un républicain réfléchi et mesuré. Je suis d'ailleurs correspondant de presse pour une agence locale depuis 2008. Mais cette fois, c’en est trop ! Que l’on soit d’accord ou pas avec mes arguments, toujours discutables, que l’on soit pour ou contre la fusion des trois collectivités alsaciennes et le projet qui y est associé, ce qui est raconté ci-dessous, sur fond de restructurations à venir dans la presse, doit interpeller les démocrates soucieux de la liberté d’expression et de l’indépendance de l’information.


Conseil-Alsace-Presse-Richert-inquiet-de-la-place-du-non.jpgComme président du Cercle Républicain 68 et auteur d’un blog très fréquenté et très bien référencé sur la Collectivité territoriale d’Alsace, j'ai envoyé (et renvoyé) dans la plus grande cordialité, un communiqué de presse le 7 mars dernier, jour de la publication du premier sondage sur le Conseil d’Alsace. Ce n’est pas la première fois, et je n’ai jamais eu de problème de publication sur d’autres dossiers. Mais cette fois-ci, il s’agissait de mettre en lumière le grand malentendu des électeurs qui envisagent de voter oui au motif qu’il y aurait économies et simplification.


Ce communiqué a été publié en pages Mulhouse-Thann des Dernières Nouvelles d’Alsace (certes tronqué), puis en pages région du même journal (certes doublement tronqué, quinze jours plus tard, et sans lien avec le blog). Rien du côté de L’Alsace, pas même une réponse de politesse à mes messages, toujours civilisés.


J'ai demandé, toujours cordialement, que l'on me transmette les coordonnées du journaliste responsable de ce dossier, des fois que je me sois trompé d'interlocuteur. Aucune réponse de L’Alsace.


Le 12 mars, j'ai envoyé une lettre ouverte à la présidente de l'université de Haute Alsace sur l’inacceptable inégalité de traitement entre le oui et le non dans l’accès à ses locaux. Elle a été mentionnée en pages région des DNA (certes dans un simple filet), puis en pages Mulhouse (certes bien trop tard, car 16 jours plus tard la veille du week-end de pâques, au point même de faire croire à l'amateurisme de son auteur, et surtout quand elle avait déjà indirectement fait effet, puisqu'un débat avait fini par se tenir à l'université, à l'initiative des étudiants et de leurs professeurs). Aucune réaction à l'Alsace.

 

Ayant récemment appris que Radio Dreyeckland avait vainement tenté de trouver un contradicteur à un partisan du non (le conseiller général Raphaël Nisand), le Cercle Républicain 68 a lancé un appel au débat, afin de permettre aux personnalités du "oui" de sortir de l'espace confiné de leurs réunions publiques où ils sont parfois près d'une dizaine à la tribune, tous du même avis. Les DNA ont certes publié l'appel, mais tronqué et déformé au point d'évacuer les refus essuyés par radio Dreyeckland, mettant entre guillemets des propos non tenus. Rien dans L'Alsace.

 

"La prochaine fois, je monte un club de maquettes en allumettes…"

 

Le journaliste Christian Bach, chargé de la campagne sur internet, m'a toutefois contacté au début de l'année. Il a parlé de mon initiative à deux reprises dans les DNA (en pages région et sur le net), qualifiant mon blog de "blog d'expert" qui fait "se dresser les cheveux sur la tête de Philippe Richert" (certes en le renvoyant quasiment aux seules questions autonomistes, mais tout de même). J'ai envoyé aux différents niveaux des rédactions de L'Alsace une information, polie et posée, concernant la progression exponentielle de la fréquentation du blog. Parti de rien il y a quelques semaines, il en est à près de 3000 visiteurs uniques par semaine [plus de 1000 par jour au moment de la mise à jour du blog], sans compter les infographies qui se sont autonomisées sur la toile. Je proposais une rencontre afin de parler du succès inattendu et conséquent de ce blog indépendant. Pas même un accusé de réception de L’Alsace.


Référencé par le site Rue89 Strasbourg, j'ai aussi récemment été interviewé par un journaliste espagnol du quotidien El Punt. Mais pas par L’Alsace. J’en passe.


Avec un tel écho, si je m'occupais d'un club de maquettes en allumettes (ou tout simplement d'un blog pour le oui), cela ferait sans doute longtemps qu'on en aurait parlé. Si j'étais le président d'un mouvement autonomiste savoyard, engagé pour le oui en Alsace, on en aurait parlé (la preuve en cliquant ici). Mais la politique, c'est visiblement une chasse gardée. Particulièrement sur cette question « alsacienne ».


Tribunes de presse pour le Oui


Samedi 23 mars, la journaliste Yolande Baldeweck, responsable du service politique de l'Alsace et militante engagée du cercle de l'Ill, publiait dans L’Alsace une nouvelle demi-page intitulée « Autant que des économies, le conseil d’Alsace devrait permettre plus d’efficacité », un titre très long pour celles et ceux qui ne prendraient pas la peine de lire l’article, dont l'objectif était de lancer des contre-feux aux arguments du non, sans les citer. Des arguments défendus certes sur mon blog, mais aussi par d'autres : l'ancien président du CG68 Constant Georg (excusez du peu, et pour une fois dans l'Alsace), l'ancien député et maire de Saint-Louis Jean Ueberschlag (dont la tribune est parue le 3 mars en pages Colmar des DNA, mais rien dans L'Alsace). Vaut-il vraiment la peine d'envoyer une réaction à cette nouvelle tribune pour le oui (il n’y a pas d’autres mots), et être encore mis sur la touche ?


Gilbert Meyer, maire de Colmar, qui a publié sur son blog une longue argumentation, reprise par les DNA du 23 mars (rien dans L’Alsace) en se positionnant pour le non, se fait tout simplement traiter d'« hypocrite » dans un article signé par trois journalistes de L'Alsace, Yolande Baldeweck, Clément Tonnot et François Fuchs. Son tort serait de laisser libres les électeurs en n'appelant pas explicitement à voter non, mais en laissant à chacun tirer les conséquences de sa tribune. Cela mérite-t-il d'être insulté (tout en évacuant le fond du propos) ?


(màj du 4 avril)

Dans L'Alsace du 31 mars 2013, la même Yolande Baldeweck nous donne à voir l'un des ressorts de son action militante en faveur du oui : "À une semaine du référendum, nous avons interrogé les trois présidents – Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner – dont les collectivités seraient, si le oui l’emporte, amenées à fusionner. À l’origine du projet de conseil d’Alsace, ils sont mieux à même, chacun avec son tempérament, de répondre aux questions que se posent les électeurs." Mieux que qui ? Parmi les nombreux disqualifiés qui n'ont pas le droit à la parole, certains se reconnaîtront et apprécieront sans doute. Mais pour qui prend-on les électeurs ? Il est vrai que la notice dite "d'information" que nous sommes actuellement en train de recevoir dans les boîtes aux lettres est un modèle de "neutralité pour le oui"... en plus d'être "hors la loi".


France 3 Alsace a par ailleurs diffusé une émission ("La voix est libre" du samedi 30 mars) où une journaliste de la chaîne interroge complaisamment d'autres journalistes (Yolande Baldeweck, Claude Keiflin et Alexandre Tandin, rédacteur en chef de France Bleu Alsace, selon qui le fait qu'il y ait des partis pour le "non" et d'autres pour le "oui" relève de la "cacophonie", on croit ne pas bien entendre...), tous trois manifestement favorables voire enthousiastes à l'égard du projet. Sans aucun contradicteur en face. Une symphonie à quatre voix pour le "oui". Scène surréaliste. Et pourtant...

 

Au moment où le principal syndicat de journalistes vient, le 8 mars, de dénoncer l'"information low-cost" du Crédit Mutuel, "propriétaire de neuf quotidiens régionaux dans l'est de la France(*)", au moment aussi où l'annonce d'un seul "rédac'chef" pour les deux quotidiens régionaux alsaciens vient d'être publiée par Rue89 Strasbourg (le 28 mars, mais pas dans la presse locale, comme si cela ne concernait pas les lecteurs !), que reste-t-il aujourd’hui pour lutter contre cette dérive des médias locaux ? En tout cas, la fusion a le vent en poupe !


« La place excessive du non dans les médias » !


Et d’ailleurs, qu’en pense Philippe Richert, ancien ministre des collectivités territoriales, actuel président du conseil régional d’Alsace, à l’initiative de cette consultation ? Le 15 février dernier, dans une dépêche de l’AFP publiée dans le Parisien et dans L'Express (mais pas dans nos quotidiens régionaux pourtant avides de dépêches AFP qui ne coûtent pas cher), il s'inquiétait « de la place excessive à ses yeux accordée aujourd'hui par les médias locaux aux partisans du non ». Il fallait oser le dire. Il fallait aussi oser ne pas le publier dans la presse régionale.


Au fait, rappelez-nous la définition du mot « censure » ? « La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d'expression de chacun. Elle passe par l'examen du détenteur d'un pouvoir (étatique ou religieux par exemple) sur des livres, journaux, bulletins d'informations, pièces de théâtre et films, etc. — et ce — avant d'en permettre la diffusion au public ».

 

Espérons ne pas revoir la réalité avant le mot.

 

Quoiqu'il en soit, il ne faut pas s'étonner que les ventes s'effondrent dans la presse écrite. Cela continuera. Cela fait partie d'une crise de confiance globale entre les citoyens et des élites (politiques, journalistiques, etc.) toujours plus enfermées dans leur bulle.


 Heureusement, il reste internet.

 

 

 (màj du 8 avril)

France info blog lavarenne conseil alsace

 

Le journaliste Olivier Bost a référencé le blog referendum.alsace sur le site internet de France info ce vendredi 5 avril 2013, parmi deux autres : le site de Légifrance pour les textes légaux, le site officiel des élus régionaux. Il a aussi été référencé le même jour par le site de France 3 Alsace : "Mediapart, enfin, héberge le blog de Mathieu Lavarenne qui décortique bien en détails tout ce qu'il faut savoir sur la Collectivité Territoriale d'Alsace".

 

--> La revue de presse du blog

 

 

 

(*) Le Dauphiné Libéré, le Progrès, le Journal de Saône-et-Loire, le Bien Public, l’Est Républicain, Vosges-Matin, le Républicain Lorrain, l’Alsace, les Dernières Nouvelles d’Alsace

 

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle Républicain 68

Conseiller municipal indépendant

Correpondant de presse aux DNA depuis 2008

 

 

Mise à jour du 1er avril, relative à la même question :


Bernard Notter non au conseil d alsace--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin ! Si je publie cette tribune inédite de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, c’est parce qu’elle a été envoyée à la presse, il y a plusieurs jours, avec pour effet que son auteur a été moqué par un journaliste de L’Alsace, dimanche 31 mars, sans même que son texte ne soit publié. (--> mise à jour du 5 avril, après publication en pages Mulhouse des DNA d'une partie de la tribune)

 

 

 

 

--> Lien vers le blog en général

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

--> Après le 7 avril... 

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

--> Le flop des réunions du oui et la bulle des élus.

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont les partisans du oui ?

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Gilbert Meyer ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 23:39

 

 

Conseil d'Alsace – Consultation du 7 avril

 

Le flop des réunions pour le "oui" 

 

 

(dans le Sud du Haut-Rhin) 

 

 

 

 

J'ai eu l'occasion d'assister à deux réunions publiques pour le "oui", dans le Sundgau : celle d'Illfurth le 15 mars, puis celle de Bisel le 25 mars. Dans les deux cas, le nombre de personnes à la tribune correspondait à une importante proportion de la salle... Et si l'on omet les familles et proches des personnalités présentes, partisans du "oui", mais aussi des opposants curieux et respectueux comme moi, le nombre de citoyens venus pour s'informer était réduit à la portion congrue. Malgré la machine de guerre électorale qui a été mise sur pied, la mobilisation sera laborieuse le 7 avril prochain. Ce qui ne doit pas empêcher les opposants d'aller voter non, puisque le seuil de participation ne concerne que le oui (qui doit réunir 25% des inscrits dans chaque département).

 

 

Richert-Illfurth-oui-15-03-2013.jpgCas 1

"ILLFURTH dit oui"

(comme si tous les habitants de la commune disaient oui : une mainmise qui n'a pas toujours été appréciée...)

vendredi 15 mars 2013, 19h30-22h

(cliquez sur l'image pour agrandir)


Arrivé un peu en retard, je m'attendais à trouver une salle comble et me glisser dans la foule. Plus de 200 chaises étaient installées et, posées sur chacune, un tract pour le "oui". Dans la salle, une quarantaine de personnes (ce sont les chiffres de la "police", enfin les miens ; une soixantaine selon la presse, sans doute en comptant pompiers et tribuns). Si l'on défalque les quelques élus, les amis et familles des tribuns : une dizaine de curieux à proprement parler.

 

Pourtant à la tribune, il y avait du monde, tous pour le "oui" bien entendu (c'est tout de même plus confortable que d'affronter un contradicteur) : le président du Conseil régional Philippe Richert, l'un de ses vice-présidents René Danési, le député Jean-Luc Reitzer, la sénatrice Catherine Troendlé, la conseillère régionale Chrisanthe Camilo, le maire d'Illfurth Helmuth Bihl.

 

Pourtant tous les maires et conseillers municipaux du Sundgau avaient été invités par un courrier arrivé en mairie.

 

L'excuse trouvée par les orateurs mérite d'être soulignée : "nous ne pouvons pas faire le poids face aux nombreuses assemblées générales du Crédit Mutuel qui ont lieu ce soir dans toute l'Alsace" !

 

Est-ce une blague ? Non, c'est répété plusieurs fois au micro par différents intervenants, visiblement mal à l'aise avec le peu de fréquentation.

 

Peut-être même qu'en regardant le programme télé ou les films à l'affiche aux cinémas du coin, on aurait pu trouver d'autres excuses.

 

Pour anecdote, l'nterpellation d'un des tribuns à la fin de la réunion :

- Alors, M. Lavarenne, convaincu ?

- Non, pas vraiment...

- Eh bien moi, si ça ne passe pas cette affaire-là, je m'exile dans le Bade-Wurtemberg !

 

 

Cas 2

"BISEL dit oui" 

lundi 25 mars 2013, 18h-20h30


C'est une date de dernière minute, ajoutée en catastrophe après le flop d'Illfurth. Il faut dire que jusque-là, il n'y avait pas d'autre date plus au sud dans la "tournée du oui", hormis la soirée de clôture à Saint-Louis le 4 avril prochain.

 

Pourtant, le Sundgau est encore bien profond lorsqu'il s'agit de rejoindre la frontière suisse. Il fallait tâcher de combler ce déficit. Philippe Richert a ainsi contacté les conseillers généraux du coin pour trouver une date et une salle. Chose dite, chose faite.

 

Et cette fois-ci, ils étaient encore plus nombreux à la tribune, dans ce petit village situé entre Altkirch et Ferrette : Philippe Richert, René Danési et Chrisanthe Camilo comme précédemment, mais aussi trois autres conseillers généraux, Rémy With, Dominique Dirrig et Alphonse Hartmann, une troisième conseillère générale, Pascale Schmidiger, sans oublier Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, en plus du maire du village. Soit tout de même deux des trois présidents actuels. Tout cela pour une quarantaine de personnes dans la salle.

 

L'excuse du soir ? La réunion s'est déroulée entre 18h et 20h30 : les gens rentraient à peine du travail et c'était l'heure de manger.

 

Quant à l'anecdote du soir, en voici une :

Philippe Richert a dû partir plus tôt pour une autre réunion à Guebwiller le même soir (quel rythme !). Charles Buttner a alors pris la parole : "Je dois reconnaître que Philippe commence à bien le connaître, ce projet. Car ce n'est pas si simple ! (rires dans la salle) Non, je n'ironise pas dans son dos, ne croyez pas cela. Je voterai pour ce projet. Mais je sais que je fais un pari". Le pari, c'est de pouvoir faire ensuite pression sur l'Etat ("le plus archaïque d'Europe") pour obtenir plus que ce que la loi de 2010 autorise, à savoir la fusion à compétences égales. N'oublions pas que le projet qui est joint à la question n'a pas de valeur légale ou contractuelle. Si le "oui" l'emporte, les vraies tractations commenceront seulement. "Il va y avoir un travail phénoménal après le 7 avril". Ferons-nous, électeurs, le pari de la confiance et du chèque en blanc ?

 

 

Dans une bulle...

 

"Que l'on soit pour ou contre le projet, la mobilisation est un échec, c'est inquiétant pour la démocratie, non ?", avais-je fait remarquer à Philippe Richert, dans une discussion libre, en fin de réunion le 15 mars, avec quelques autres personnes. Réponse en substance de l'intéressé : "Mais non, mais non, détrompez-vous ! Pas du tout ! Vous ne pouvez pas savoir combien j'ai vu de personnes depuis le début de la campagne ! C'est un succès, un réel succès !".

 

Le même soir, Philippe Richert avait plaidé pour un "nouveau statut" de l'élu, "comme en Allemagne", avec des "élus professionnels" (parce que "quand on perd un mandat, on est parfois à la rue"), en renforçant largement le rôle des communautés de communes et d'agglomération (forcément au détriment des communes) : proposer de remplacer les élus de proximité par des administratifs et des gestionnaires, au lieu de lutter contre le cumul des mandats, on a connu bien mieux comme programme... Ce sont les idées de politique, de démocratie et de république qui sont en jeu.

 

Et l'on se dit que notre devoir de citoyens est véritablement d'empêcher nos élus actuels de se déconnecter encore plus de la réalité et de s'enfermer dans une bulle.

 

Non pas en s'abstenant, mais en votant "non".

 

Et en continuant d'expliquer à celles ceux qui pensent qu'il y aura des économies et de la simplification, que ce ne sera pas le cas.

 

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle républicain 68 Edouard Boeglin

Conseiller municipal indépendant

 

 

 

--> Lien vers le blog en général

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

 

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--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

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--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Gilbert Meyer ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

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--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

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--> Vers la suppression des 25%?

 

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--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 23:01

 

Collectivité Territoriale d’Alsace – Consultation du 7 avril

 

Menace sur les Communes !

Où est la proximité ?

 

 

Collectivite Territoriale Alsace menace sur les Co-copie-1La commune est la brique de base de notre démocratie et son acte de naissance politique remonte à 1789, tout comme le département. Les Français y sont très attachés, comme symbole de proximité. Lors d’une récente réunion publique pour le « oui », Philippe Richert et l’un de ses vice-présidents, René Danesi, ont plaidé pour un rôle beaucoup plus grand des communautés de communes et d’agglomération, notamment par le biais des "conseils de territoire de vie", dont il est question dans le projet annexé à la consultation du 7 avril. Avec pour corollaire un net rétrécissement des compétences des communes, vidées de leur substance. 


Lors de la préparation du projet de nouvelle Collectivité (qui déborde le principe de la fusion à compétences égales, tel que prévu par la loi de 2010, puisque les promoteurs du projet ont souhaité y adjoindre une annexe demandant bien plus tout en restant dans le flou), les grandes agglomérations ont été largement consultées. Cela n’a pas du tout été le cas des petites communes. C’est regrettable, mais c’est surtout un symptôme.

 

Au moment où de nombreuses écoles rurales ferment des classes, quand ce n’est pas leur porte, au moment où les services publics s’éloignent toujours plus de leurs usagers (tribunaux, poste…), voilà qu’on nous promet qu’avec un conseil d'Alsace dont le siège effectif sera à Strasbourg, il y aura « plus de proximité ». On a dû mal à y croire.

 

Lors de l’une des réunions publiques auxquelles j'ai assisté dans le Sundgau, Philippe Richert a évoqué cette spécificité française : « aujourd'hui, on a autant de structures politiques que dans toute l'Europe réunie ». Le président du conseil régional fait allusion notamment aux 36 600 communes françaises, aussi nombreuses que la totalité des communes des 26 autres membres de l’Union européenne. Il faut dire que ce qu’on appelle "commune" chez nos voisins ressemble à de grosses communautés de communes et que l’échelon politique villageois n’y a souvent pas de réelle existence : « une commune française compte en moyenne 1 800 habitants contre 5 500 pour celles de l’Union européenne » dit un très récent rapport de l'OCDE qui incite à la suppression des départements en même temps que celle des communes, et « approuve la baisse prévue des dotations aux communes » dans le but précisément de les asphyxier. Mais de quoi se mêle-t-on ?

 

Une démocratie de proximité, non pas un "coût" !

 

« C'est une chance, poursuit Philippe Richert à propos du maillage communal français, c'est plus de démocratie, mais c'est aussi un coût ». La France est certes le seul pays européen à avoir autant d’élus : plus de 500 000 par mandature et, sur plusieurs générations, des millions de citoyens qui se sont frottés au suffrage universel. Si l'on y ajoute encore conjoints et proches, cela fait un nombre incalculable de citoyens qui côtoient ou ont côtoyé la réalité politique (relation avec les administrations, eau potable, assainissement, ordures ménagères, voirie, bâtiments publics, forêt, budget, fiscalité, investissements, cérémonies officielles...). C’est un "plus" démocratique, c’est vrai. Mais, non, M. Richert, ce n'est pas "un coût". Car ces élus sont très majoritairement des bénévoles et souvent très impliqués. C'est aussi une proximité irremplaçable entre élus et non-élus, qui manque à bien d’autres échelons. Cette liberté d'action n'existe quasiment pas dans d'autres pays. Ce sont des trésors politiques et cela compte parmi les raisons de la vitalité de notre démocratie. Il serait insensé de dilapider cet héritage. Et pourtant…

 

"Des élus professionnels" : c'est cela la proximité ?

 

Philippe Richert a ainsi annoncé de ses vœux une « évolution du statut de l’élu ». Il souhaite en effet « que les élus ne soient pas seulement ceux qui se retrouvent le soir en réunion de com.com »... Rappelons tout de même à qui veut précisément faire des économies que ce sont justement ces "petites réunions du soir" qui ne coûtent pas bien cher à la collectivité. Le modèle auquel il tend, il est une nouvelle fois outre-Rhin : nous devrions avoir des « élus professionnels, comme en Allemagne », formés et payés en conséquence. En effet, « quand on perd un mandat, se plaint le président du conseil général, on est parfois à la rue ». Pas sûr que ce soit la première préoccupation des électeurs.

 

Vanter la proximité dans toutes les réunions publiques, c'est beau, mais cela pourrait bien n'être que du vent (comme les promesses de Maastricht en 1991). Car n'est-il pas plus utile que nos élus aient un ancrage dans la vie active, en y ayant travaillé, plutôt que de sortir d'écoles d'administration ou de "sciences" politiques, pour ne connaître ensuite que le salariat d’élus professionnels ? C'est là que les élus de proximité que sont maires et conseillers municipaux sont bien précieux. Mais on ambitionne visiblement de les transformer en animateurs socio-culturels (une belle profession au demeurant)...

 

Pour les communes : "l'animation et la vie sociale" !

 

« Il y aura un conseil de territoire de vie du Sundgau, sur la base des communautés de communes, préalablement élargies et renforcées », affirmait peu avant René Danési, vice-président du conseil régional. Quelle sera alors la place des communes dans cette nouvelle organisation ? Réponse engouée de Philippe Richert : « Rassurez-vous, les communes ne disparaîtront pas, c’est un fantasme ! » Mais quelles seront leurs compétences ? Réponse, du tac au tac, de l’ancien ministre : « L'animation et la vie sociale... Pour le reste, cela devrait être transféré aux communautés de communes et d'agglomération ». Bref, la commune ne disparaîtra pas. Ou en tout cas pas tout de suite. En attendant, il en restera la coquille. Presque vide. Tout comme le département, dont Philippe Richert repète aussi en réunion publique qu'« il ne disparaîtra pas ».

 

Mais que dit la notice dite "d'information", distribuée aux électeurs d'ici le 7 avril, sur la question communale ? « Dans un souci d'efficacité et d'application du principe de subsidiarité, la Collectivité Territoriale d'Alsace pourrait, dans le cadre du dialogue avec les communes et les établissements de coopération intercommunale, leur confier la mise en oeuvre de certaines de ses compétences ». Il faut surtout y entendre le conditionnel. Cela se "pourrait". Ou pas. Comme tout le reste.

 

C'est une bulle que nos élus sont en train de se construire. Ne les laissons pas s'y installer.

 

Le 7 avril, ne tombons pas dans le piège de l'abstention. Votons non.

 

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin

Conseiller municipal indépendant à Mooslargue

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

Autres articles du blog :

 

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--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

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--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont les partisans du oui ?

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Rien n'est joué d'avance : le point sur la campagne internet

 

--> Le 7 avril : Non, pas l'abstention !

 

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Gilbert Meyer ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:44

 

Collectivité Territoriale d'Alsace - Consultation publique du 7 avril 2013

 

 

Conseil d'Alsace - Ils diront "non"

 

 

ils-diront-non-conseil-alsace-ueberschlag-goerg-meyer-nisan.jpgDans cette rubrique (qui est amenée à s'étendre), vous trouverez le résumé de prises de positions de personnalités qui se sont opposées publiquement au projet de Collectivité Territoriale d'Alsace : Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Pierre Freyburger, Gilbert Meyer, Raphaël Nisand, Pierre Gsell... Leurs principaux arguments : pas d'économies (aucun audit), ni de simplification (notamment avec le double siège), des hausses d'impôts à venir, de la précipitation dans le processus, un chèque en blanc, une perte de d'efficacité et de proximité, et un affaiblissement du Haut-Rhin...

Le cas de Bernard Notter, vice-président du conseil général du Haut-Rhin est traité à part, au regard du lamentable traitement médiatique qui lui a été réservé, et vous ne trouverez sa tribune que sur ce blog.

 

  (mise à jour du 5 avril)

 

Constant GOERG, ancien président du Conseil Général du Haut-Rhin (de 1998 à 2004)

 

constant-goerg-photo-h-k.jpgLe 10 mars 2013, dans une tribune pour les DNA et une interview publiée par L'Alsace, Constant Goerg dénonce la volonté de "trois présidents qui veulent se faire mousser" avec un "projet opaque", une "démarche précipitée" et "superflue", qui n'apportera ni économies, ni baisses d'impôts, ni plus d'efficacité, ni même proximité : "Pour le siège du conseil exécutif à Colmar, comme pour le Parlement européen, tôt ou tard, on voudra regrouper le siège à Strasbourg. Et comme les élus bas-rhinois sont les plus nombreux…"

 

Il soulève encore le problème de Strasbourg eurométropole "avec des compétences nouvelles qui empiéteront obligatoirement sur le conseil d’Alsace".

 

Constant Goerg considère en revanche qu'il est devrait être possible de faire mieux avec l'existant en entrant dans une logique de "clarification des compétences", telle qu'il l'avait proposée sans succès au début des années 2000.

 

 

 

Jean UEBERSCHLAG, ancien député-maire de Saint-Louis (de 1986 à 2012) 

 

UeberschlagJean Ueberschlag, ancien député UMP, affirme dans une tribune à la presse du 3 mars 2013 (non publiée par L'Alsace), que le conseil d’Alsace n'est pas une solution politique sérieuse : « Alors que le chômage explose […] nos élus régionaux, toutes affaires cessantes, n’ont d’autre préoccupation que le “conseil unique”. […] La disparition de nos deux Départements et leur remplacement par un « Landtag » alsacien ne réglera aucun des problèmes auxquels nos concitoyens doivent, aujourd’hui, faire face. »

 

L'ancien député considère que cette réforme est inutile et qu'il faudrait d'abord commencer par bien utiliser l'outil existant : « le Conseil unique existe déjà ! Il s’appelle “Conseil régional”. Faut-il créer un nouveau Conseil unique parce que l’actuel ne marche pas ? Qu’est-ce qu’on attend alors pour le rendre plus performant ? »

 

Par ailleurs, de nouvelles compétences entraîneront nécessairement de nouveaux impôts.

 

Loin de toute simplification, l'ancien député prévoit de nouveaux conflits de compétences avec les communes mais surtout avec Strasbourg : « si Strasbourg devient eurométropole, dotée des mêmes compétences que la collectivité unique d’Alsace, il y a d’autres conflits en vue ».

 

De plus, le siège « naturel » de la nouvelle collectivité ne pourra être que Strasbourg. Avec trois risques : 1/ « le vide, en matière de proximité, fera apparaître des baronnies locales tant dans l’actuel Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin ». 2/ « voir le pouvoir confisqué par les fonctionnaires et la technostructure ». 3/ la suppression des services de l'Etat et notamment de la préfecture du Haut-Rhin : « Colmar deviendra une nouvelle… sous-préfecture. Car, à territoire unique, préfecture unique, et cette dernière ne pourra être qu’à Strasbourg ».

 

Il considère lui aussi que ce qu’on demande aux électeurs, parce que ce referendum arrive dans la précipitation, c’est un chèque en blanc : « J’aime bien savoir à quelle sauce je vais être mangé, et quand un conseiller régional déclare à la presse qu’“il faut d’abord dire oui, et ensuite nous verrons”, je me demande si les Alsaciens sont prêts à signer un chèque en blanc ».

 

 

 

Pierre FREYBURGER, conseiller municipal de Mulhouse et conseiller général (PS)

 

pierre-freyburger-archives-dna.jpgDans une tribune publique du 17 février 2013, Pierre Freyburger considère que le projet proposé « a été compromis par une succession de marchandages politiques à la petite semaine ». De ce fait, il n’y a plus aucune simplification : « avec deux sièges, deux présidents, deux modes de scrutin, un conseil exécutif, une assemblée délibérative, deux conférences départementales, huit à dix conseils de territoires de vies, le CESER, les commissions thématiques… ce n’est plus un conseil unique, c’est un conseil multiple ! »

 

Il considère aussi que l’agglomération mulhousienne, 2ème pôle urbain d’Alsace, est mise sur la touche : « Mulhouse n’est même pas citée dans les documents fondateurs de l’hypothétique nouvelle collectivité ».

 

Sur le plan des économies : « aucune économie d’échelle ne sera possible mises à part quelques mutualisations sur les postes de direction et dans le parc automobile. »

 

Il dénonce aussi la mauvaise préparation des dossiers et notamment « l’absence de la moindre étude d’impact préalable » : « Quelles recettes ? Quelle fiscalité ? Quel coût pour les transferts de compétences ? Quel sera le coût social de la fusion des trois administrations ? »

 

Selon lui, les Alsaciens « risquent de se réveiller avec la gueule de bois et avec une belle facture qui ne manquera pas d’être financée par l’impôt ».

 

 

Gilbert-Meyer.jpgGilbert MEYER, ancien député, maire de Colmar (UMP)

Un affaiblissement du Haut-Rhin, pas d’économies ni de simplification, des hausses d’impôts prévisibles, une précipitation dommageable, un cache-misère politique de ce qui n’a pas été fait jusque-là, un chèque en blanc avec des promesses locales sans fondement, Gilbert Meyer n’est pas tendre avec la Collectivité d’Alsace.


Dans une tribune publiée dans les DNA du 23 mars (et piteusement évacuée par le journal L'Alsace en s'en moquant et en traitant son auteur d'hypocrite) l’ancien député et actuel maire de Colmar évoque ainsi « une institution susceptible de nous compliquer la vie » et qui va aider « à déshabiller et à démanteler Colmar et le Centre Alsace », en cédant à la « précipitation ».

 

Il ne voit dans le projet de Conseil d’Alsace aucune économie concrète : « sur un budget global de 2,7 milliards d’€, la fusion des trois collectivités laissait supposer des économies. Or, aucun engagement chiffré n’est donné. Aucun audit n’a été fait ». Et sur le plan des impôts : « la fusion conduirait vers une coquille vide où les impôts locaux exploseraient encore plus ! 

 

Pas de simplification non plus : « Nous avions trois assemblées et leur bureau. En cas de fusion, nous aurons l’Assemblée d’Alsace, le Conseil exécutif, deux conférences et une dizaine de conseils de territoire ! Où est alors la simplification ? Ces structures vont coûter encore plus d’argent pour les faire fonctionner. »

 

Gilbert Meyer y voit aussi l’affaiblissement du Haut-Rhin. La centralisation à Strasbourg sera « une perte de proximité pour tous les Haut-Rhinois ». De plus, « Colmar, chef-lieu de département, risque ainsi de perdre son statut, avec la transformation de la préfecture en sous-préfecture, rattachée à Strasbourg. » Gilbert Meyer a interrogé le ministère à ce sujet. Sans réponse. Par ailleurs un nouveau projet de loi prévoit d’accorder aux collectivités territoriales départementales une compétence générale : avec la fusion, le Haut-Rhin ne pourrait plus y prétendre.

 

La mise en commun de compétences actuelles a toujours été possible, sans ce projet, mais la volonté politique a manqué : « qu’est-ce qui empêchait les trois collectivités de travailler en commun ? Rien. De longue date, de nombreux services pouvaient déjà être pilotés ensemble ». Le regroupement des trois agences de tourisme, un service commun pour l’environnement ou encore pour la maintenance des lycées et des collèges auraient très bien pu être réalisés depuis longtemps : « avec des économies et… sans fusion. » «  Qu’est-ce qui nous empêchait de constituer ensemble un Centre interdépartemental d’action sociale ? »

 

Et à propos des compétences nouvelles : « il s’agirait d’une erreur majeure ». Elles coûteront cher. « Alors, assurons déjà mieux nos compétences actuelles ».

 

Il dénonce enfin le chèque en blanc demandé aux électeurs lors de ce scrutin : « le statut de l’éventuelle collectivité territoriale d’Alsace sera arrêté par le Gouvernement », après le scrutin du 7 avril, qui n’est pas un referendum décisionnel, mais une consultation publique. « Que valent alors toutes les promesses locales ? »

 

 

Mise à jour du 5 avril :

--> Lire la nouvelle lettre de Gilbert Meyer distribuée aux habitants de Colmar jeudi 4 avril.

 

 

 

Raphaël NISAND, conseiller général et maire de Schiltigheim (PS)

nisand-2-copie.jpg Pas d’économie, une forte hausse des impôts, une perte de proximité, un cumul des compétences qui favorisera l’absentéisme des élus et le pouvoir des technocrates, un double-siège coûteux et inefficace, Raphaël Nisand votera aussi non le 7 avril.

 

 

Dans une interview publiée dans l’Alsace du 17 mars 2013, il considère en effet que la collectivité territoriale d’Alsace est « une fausse bonne idée » : « on fait semblant de vouloir rationaliser les structures et faire les économies. En réalité, cela va coûter très cher aux Alsaciens ». « Les élus vont réclamer de nouvelles compétences qu’il faudra financer. Ils voudront s’occuper des routes nationales. L’État leur dira : occupez-vous en ! » « Je prends le pari que si le conseil d’Alsace se fait, on ira vers une forte augmentation des impôts. »

 

« Si l’on prend le budget de fonctionnement du conseil général 67, soit 900 M€, les indemnités des élus représentent 1,6 M€. Si on réduit de 20 % leur nombre, on ne gagnera pas 20 % du budget ! Cela fera une économie de 200 000 €, soit 0,03 % du budget ». Soit une somme ridiculement faible qui ne résoudra pas grand-chose. « Si on veut faire des économies et ne pas augmenter les impôts, c’est possible » : il n’y a pas besoin de fusionner pour cela.

 

Sur le plan institutionnel, Raphaël Nisand se déclare très attaché au département comme « échelon de proximité le plus adapté pour traiter par exemple les problèmes sociaux ». Il ne comprend pas l’intérêt de donner à l’Alsace « un statut à part qui nous ferait ressembler à la Corse ou à un département et territoire d’outre-mer ».

 

En outre, il considère que le cumul des compétences fera que les nouveaux conseillers d’Alsace n’arriveront pas à assumer leurs missions : « J’ai plusieurs dizaines de représentation comme conseiller général. Si on en rajoute quelques dizaines d’autres, dévolues actuellement aux conseillers régionaux, cela favorisera l’absentéisme des élus et donnera le pouvoir aux fonctionnaires»

 

A propos du siège de l’assemblée d’Alsace à Strasbourg et celui du conseil exécutif à Colmar, il tonne : « Deux sièges, c’est l’impuissance pérennisée ». « On en a assez soupé avec les deux sièges, à Bruxelles et à Strasbourg ».

 

 

Pierre GSELL, conseiller général de Munster (DVD) et maire de Breitenbach

gsell.jpgDans une tribune publiée dans les DNA du 23 mars, Pierre Gsell dénonce « un projet démagogique » : « moins cher, moins d’élus, plus simple, pas de doublons, promesses de dialogues ; il faut croire que Région et Départements faisaient n’importe quoi jusqu’à présent ! » Il constate qu’« un seul lieu de pouvoir réel pour près de 2 millions de personnes » se traduira par « des déplacements plus importants, moins de réactivité par l’éloignement du lieu de décision ». D’autant plus qu’il n’y a « pas de véritables engagements concernant le pouvoir délégué aux territoires » : les conférences départementales et les conseils de territoire de vie « sans existence juridique » ne sont « pas de nature à rassurer ». De plus, le projet n’apporte pas de « vrai niveau décisionnel à une échelle pertinente pour les routes, la culture, le sport, l’économie, le social, l’environnement » : l’Allemagne, si souvent citée en exemple, « est couverte par des Landkreis qui gèrent toutes ces problématiques à l’échelle de 170 000 habitants avec de nombreux élus qui ont un vrai pouvoir. D’où cette réactivité et pertinence qui nous manque si cruellement. » « A l’heure où l’État décentralise et où les collectivités auraient l’occasion de prendre toute leur place, en Alsace on centralise !! »

 

On nous propose « un grand saut dans le vide » : « on ne sait pas trop comment, mais ça va être beaucoup mieux… ». Par ailleurs, le calendrier de cette consultation « vient percuter l’acte III de la décentralisation ».

 

Une affirmation énerve encore largement l'élu haut-rhinois : « on entend aussi que ceux qui ne sont pas d'accord n'aiment pas l'Alsace et sont peureux. Tout à fait mon profil ! » 

 

Bernard NOTTER, vice-président du Conseil général du Haut Rhin (majorité alsacienne)

Bernard Notter non au conseil d alsace--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin ! Si je publie cette tribune inédite de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, c’est parce qu’elle a été envoyée à la presse, il y a plusieurs jours, avec pour seul effet que son auteur a été moqué par un journaliste de L’Alsace, dimanche 31 mars, sans même que son texte ne soit publié.

 

 

 

 

--> Lien vers le blog en général

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

Quelques autres articles, en attendant les prochains :

--> Après le 7 avril...   

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> Un projet précipité

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:13

 

 

 

Collectivité Territoriale d’Alsace – Referendum du 7avril 2013

 

Georges Bischoff :

 

« Ne pas se tromper d'Alsace »

 

 

georges-bischoff-livre-histoire-d-alsace.jpg

Vous trouverez ci-dessous une réflexion inédite de l'historien Georges Bischoff, à propos du projet de fusion des trois collectivités. Collaborateur régulier à la revue trimestrielle "Saisons d'Alsace", il est notamment l'auteur d'une remarquable "Histoire d'Alsace", aux éditions de la Nuée Bleue, dont les illustrations ont été réalisées par Jacques Martin, le père d'Alix, et son élève Christophe Simon.

Qu'il soit remercié de cette contribution, tournée vers l'universel contre le repli identitaire, qui rappelle aux uns et aux autres que les mots utilisés dans le débat public sont lourds de sens et qu'il s'agit de ne pas se laisser aller à la facilité des formules démagogiques, voire mythologiques, notamment lorsqu'elles invoquent un supposé "destin de l'Alsace" ou invitent rhétoriquement les Alsaciens à "prendre leur destin en main".


Mathieu Lavarenne, président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin


 

 

Georges_Bischoff_par_Claude_Truong-Ngoc_2012.jpg 

 

POINT DE VUE D’UN HISTORIEN

 

par Georges Bischoff

 

 

La consultation relative à la fusion de la Région Alsace et des deux départements du Rhin mérite une réflexion approfondie.

 

 

1) Remarques générales

 

Si l’on se place dans l’optique d’une rationalisation, accompagnée d’économies d’échelle et d’un travail de terrain plus efficace (« la proximité »…), cela se conçoit parfaitement. La question est de savoir qui fait quoi, et où, et comment, en simplifiant le millefeuille administratif.

 

Il y a des évolutions nécessaires, à condition de supprimer les branches mortes et d’éviter les conflits d’intérêt.  Des progrès ont été faits depuis le Loi Defferre (ex : communautés de communes).

 

Si l’on se place dans la perspective institutionnelle, au niveau de la décision politique on peut faire d’autres remarques : la « fusion » (appelons cela ainsi, par commodité) va effectivement concentrer les pouvoirs et personnaliser encore davantage l’exercice de ceux-ci. C’est beaucoup plus inquiétant (et, du reste, cela s’observe déjà, notamment dans les communes). La solution consiste à prévoir des contre-pouvoirs ou des instances indépendantes de contrôle (a postériori).

 

La question de fond est celle de l’articulation des autorités régionales et de l’Etat, qui est l’outil de la souveraineté nationale et populaire, qui, pour l’heure, continue à exister, et, semble-t-il, toujours plus, quand bien même ses attributions ont été transférées vers le haut (Bruxelles) ou vers le bas (régions, etc.).

 

 

2) La justification par l’histoire : à manier avec précautions

 

Cela dit, le cas de l’Alsace m’interpelle, pour un certain nombre de raisons.

 

D’abord, parce que le débat est délibérément orienté vers l’affectif ou l’identitaire, comme si son objet était le particularisme de cette région, hors du cadre national, mais au nom de grands enjeux européens.

 

Ensuite, et surtout, parce qu’on l’argumente à grands coups de références historiques, comme s’il s’agissait de restaurer quelque chose ou d’accomplir un destin.  Enfin, parce qu’on suggère que  l’Alsace existe organiquement, comme « pays réel » et pas simplement comme expression géographique réductible à ses composantes (départements, villes, petits pays, etc.)

 

La part de l’imaginaire politique est considérable. A mon sens, rien ne permet d’invoquer une histoire longue pour fonder quelque chose qui, dans le meilleur des cas, répond à des impératifs techniques contemporains. Les expériences souvent invoquées : le duché d’Alsace, la Décapole, les « états d’Alsace du XVIe et du XVIIe s. ou le Reichsland Elsass-Lothringen sont des « inventions », ou plus exactement, des relectures mythifiantes, ou, mieux, une histoire virtuelle. Dans ce tableau, d’ailleurs, on oublie la province d’Alsace de Louis XIV (1648-1789) qui est à l’origine d’une culture politique très différente de celle des « Länder » de l’ancien Empire allemand.

 

La seule période historique qui mérite d’être prise en considération est la nôtre. Donc, en gros, celle de la génération des actifs actuels, qui n’ont pas connu les changements de nationalité des 142 dernières années. C’est leur culture politique qui est en question.

 

Par ailleurs, et c’est, à mes yeux, l’essentiel, il ne faut pas se tromper d’Alsace : il y en a une grande, universelle, et une petite, locale, de voisinage.

 

Pour autant qu’on puisse le dire, la très petite région géographique comprise entre Vosges et Rhin combine deux histoires singulières.

  •  La première, c’est d’être à l'« équateur de l’Europe », sur une ligne de fracture qui court du nord au sud du continent, ce qui en fait, du même coup, l’interface et l’enjeu entre deux « blocs » – et l’oblige à se définir. Autrement dit, cette Alsace-là est au cœur  d’une histoire qui la dépasse.
  •  La seconde, qui résulte en grande partie de celle-ci, c’est d’être une molécule d’appartenances, un composé de tensions dans tous les domaines (religieux, linguistique, politique, social, etc.). Comme disait Voltaire à propos de Colmar « ni français, ni allemand, tout à fait iroquois ».

 

Or, et c’est là que réside, historiquement, la véritable grandeur de l’Alsace, des circonstances répétées ont amené les Alsaciens (ou des Alsaciens) à se reconnaître – volontairement – dans quelque chose d’universel qui transcendait leur identité locale.

  • Le premier événement : la Révolution française, qui les a inscrits dans une nation, au nom de la Liberté.
  •  Le deuxième est l’annexion à l’Allemagne de Bismarck, qui s’est traduite par une protestation au nom du droit des peuples – et, par l’exil d’une partie de l’élite politique : c’est alors qu’on a inventé une Alsace hors d’Alsace, exemplaire, fondamentalement républicaine, comme prototype d’une « fusion » citoyenne au-delà des différences communautaires. Cette Alsace-là, en 1870-71 a servi à démontrer  les concepts d’Egalité et de Fraternité (excusez du peu, mais c’est un fait, qu’ont rappelé les grands esprits du temps). C’est l’Alsace de Marc Bloch.  
  •  Enfin, troisième épisode – après des incompréhensions réciproques entre les « revenants » d’après 1918 et la génération formée sur place avant 1914, l’annexion de fait par les nazis, et son corollaire : sacrifice, résistance et libération.

 

Cette grandeur-là n’a pas besoin de se traduire dans des institutions spécifiques pour s’affirmer.

 

Georges Bischoff

 

 

 

--> Sommaire

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

 

 

--> Fusion des collectivités : restons vigilants ! (21 décembre 2013) - (où l'on apprendra que l'amendement visant la suppression de la condition de referendum pour la fusion de collectivités est certes supprimé, mais que le projet reviendra, comme les hirondelles, avec le printemps)

 

--> Eh bien non ! Ce sera oui quand même... (1er septembre 2013) - (où l'on verra que moins de trois mois après le non alsacien, un amendement était voté à l'assemblée pour supprimer la condition de referendum)

 

--> Après le 7 avril... 

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

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--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag ou encore Pierre Freyburger

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? : Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute-Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 15:05

  Collectivité Territoriale d'Alsace - Consultation publique du 7 avril 2013

 

 

Le grand malentendu du « Oui »

 

 

Sondage conseil alsace infographie L Alsace 7 mars 2013Le premier sondage sur la Collectivité Territoriale d'Alsace vient d'être publié alors que les électeurs commencent à s'y intéresser. Et le constat est cruel pour les partisans du projet car les sondés y sont a priori favorables (à plus de 70% mais avec une participation relativement faible). Mais pour 60% d'entre eux, ils sont favorables à condition de faire des économies et d'être vraiment plus efficace. Or, c'est justement là que le bât blesse. Le "oui" se fonde donc pour le moment sur un grand malentendu.

 

Collectivite territoriale conseil Alsace economies referendLe 4 février dernier, le président du Conseil Général du Haut-Rhin, Charles Buttner, reconnaissait publiquement qu'il n'y aurait « sans doute pas d'économies ». De fait, les économies annoncées actuellement sont de «  30 millions d'€ sur 5 ans », pour un budget cumulé de 2766M€, soit 0,2% du total. Le fait que Philippe Richert ait récemment fait monter les enchères en public à 100M€ (en réunion à Strasbourg), cela donne environ 10 euros d'économie par an et par habitant. Quand on compare avec les hausses considérables d'impôts locaux qui ont suivi les derniers transferts de compétences, et notamment par le biais des budgets des communautés de communes et d'agglomération dont les prélèvements ont flambé, avec des augmentations parfois à des deux chiffres, on est à des années-lumière de ce qu'attendent les électeurs.

 

Schéma Conseil pas unique d Alsace Collectivite TerritoriaLe sondage parle aussi de « structure unique » plus efficace. Mais avec une assemblée d'Alsace à Strasbourg, un conseil exécutif à Colmar, deux conférences départementales, huit à douze conseils de territoire de vie, et une flopée de présidents et de vice-présidents, on est très loin de toute simplification.

 

Il faut d'ailleurs souligner que le statut dérogatoire d'eurométropole pour Strasbourg, récemment confirmé, avec des compétences départementales et régionales, sortira la capitale alsacienne de la compétence du Conseil d'Alsace, en faisant d'elle « le siège d'un territoire qui n'est pas le sien », comme le regrette Charles Buttner lui-même.

 

On marche décidément sur la tête.

 

En l'état actuel du projet, qui désorganisera ce qui existe, sans gain véritable, ne pas voter « oui » est donc un choix de raison et de prudence.

(cliquez sur les documents pour les agrandir)

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin

Conseiller municipal indépendant

 

 

 

NB du 29 mars 2013 :

Lors de la réunion "Bisel dit oui" (lundi 25 mars) à laquelle j'ai assisté, Charles Buttner est revenu sur la question des économies : "A propos des économies annoncées tout à l'heure par Philippe Richert, si on arrive à faire au moins autant qu'aujourd'hui, ce sera pas mal. Mais ce qui ne sera pas dépensé dans un coin sera nécessairement réorienté sur d'autres dossiers, par exemple le social, dont les dépenses ne peuvent qu'augmenter". Il répète donc toujours la même chose : il n'y aura pas d'économies, si ce n'est à la marge.

Deux jours auparavant, le journal L'Alsace (qui n'a jamais laissé aucune place, malgré les plus cordiales sollicitations, aux communiqués du Cercle Républicain 68, dont grosso modo le texte ci-dessus) avait publié un article intitulé "Autant que des économies, le conseil d’Alsace devrait permettre plus d’efficacité" (L'Alsace du 23 mars), répondant indirectement aux contradicteurs, mais sans jamais leur donner la parole. On appréciera.

 

 

--> Lien vers le blog en général

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

Quelques autres articles, en attendant les prochains :

 

--> Après le 7 avril... 

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

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--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

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--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? : Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute-Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:51

 

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte que j'ai adressée à la présidente de l'Université de Haute-Alsace afin de lui demander, en tant que président d'une association (le Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin) les conditions de location de l'amphithéâtre de la Fonderie à Mulhouse dont ont récemment bénéficié les partisans du "oui", alors que les statuts de l'UHA stipulent que ses locaux ne sont pas loués à des partis politiques. Argument de la présidente de l'Université, pourtant garante de la neutralité scientifique : la réunion publique du 11 mars avec MM. Richert, Kennel, Buttner, Rottner, Bockel était une "réunion d'information". Où est la déontologie professionnelle ?


Cette lettre a été évoquée dans les DNA, en pages région. Le journal L'Alsace, mieux inscrit dans le sud de l'Alsace que ses "concurrents", n'en a pas parlé du tout (pas que le communiqué de presse du Cercle Républicain 68, daté du 7 mars).


Même si elle a évidemment provoqué des remous et continuera d'en provoquer, cette lettre ouverte est restée sans réponse de la part de la principale intéressée. Dont acte.


M.L.

 

 

 

Collectivité Territoriale d’Alsace – Consultation publique du 7 avril

 


 

Lettre ouverte à madame la présidente

de l’Université de Haute-Alsace


OUI - NON : deux poids, deux mesures ?! 

 

                                                                                                      

                                                                                                          Mardi 12 mars 2013

  

Madame la présidente,

 

   Oui oui à la fonderieLe règlement de l’Université de Haute-Alsace stipule que ses locaux ne sont pas loués à des partis politiques. Toutefois, lundi 11 mars 2013 à 19h30, une "grande réunion publique" du "mouvement du oui" a eu lieu au Grand Amphithéâtre de la Fonderie, avec notamment la participation de Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel, Charles Buttner, à l’invitation de Jean Rottner et de Jean-Marie Bockel, sous le titre "Mulhouse dit oui !".

 

   Dans la mesure où le débat sur la Collectivité Territoriale d’Alsace est un sujet d’intérêt général, il est imaginable de déroger pour une fois au règlement. A condition toutefois de traiter équitablement les autres sensibilités politiques.

 

   En ce sens, devant la quasi impossibilité de trouver des espaces publics pour débattre des affaires politiques, un groupement aux opinions contraires a demandé à bénéficier de la même salle dans les mêmes conditions, pour une réunion publique de même nature.

 

   Couvrant de votre autorité l'avis de la faculté de sciences économiques, sociales et juridiques, nous avons appris que vous avez récemment refusé cette demande par écrit. Motif invoqué : « la location de salle à laquelle vous faites référence est une réunion d'information organisée par l'association Le Forum et non par la Majorité Alsacienne ». Une association jusqu’à présent inconnue de nous, en dépit de nos recherches. S’il s’agissait du Forum des associations étudiantes, nous nous étonnerions de son utilisation détournée à de telles fins.

 

invitation 11 mars Rottner Bockel   Espérons que ce ne soit pas là un avant-goût des pratiques futures de l’Alsace « unie » : les privilèges pour les uns, la mise à l’écart pour les autres. Nous refusons l’Alsace à une seule voix, nous voulons la pluralité des opinions et de la démocratie. Ce n’est que par ce seul moyen que les électeurs alsaciens pourront se faire une idée et voter en pleine connaissance de cause.

 

   Le cercle républicain 68 "Edouard Boeglin", dont le siège est à Mulhouse, n’est pas une organisation politique mais un cercle de réflexion sur les grands problèmes qui concernent l’Alsace. C’est pourquoi notre association compte organiser une grande réunion publique pour permettre l'expression de l’ensemble des sensibilités politiques, à droite comme à gauche, qui souhaitent apporter un autre regard, exigeant et raisonnable, sur ce projet. Il est inconcevable qu’un sujet aussi important, qui engagerait irréversiblement l’Alsace, ne soit pas accompagné d’un large débat public.

 

   Nous vous demandons donc de nous faire connaître les conditions de location du grand amphithéâtre de la Fonderie pour assurer, au plus tôt, le juste équilibre entre les positions.

 

   L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme ». Personne ne comprendrait que l’Université, dont la mission est d’être impartiale, fasse le jeu du deux poids deux mesures et n’assure pas l’égalité de parole entre toutes les opinions démocratiques.

 

 

   Veuillez agréer, madame la présidente, l'expression de nos salutations les plus cordiales.

 

 

Pour le Cercle républicain 68 "Edouard Boeglin"

Son président, Mathieu Lavarenne

 

 

cerclerepublicain68@orange.fr

http://cerclerepublicain68.over-blog.com

http://referendum.alsace.over-blog.com

 

 

 

Copie à :

M. le Préfet du Haut-Rhin

Mme la Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique

M. le Président de la République, garant de la liberté d’expression des Français

Aux médias

 

 

 

 

--> Sommaire

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

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--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont passés les partisans du oui ?

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

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--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:41

Collectivité Territoriale d’Alsace – Referendum du 7 avril

 

Vieux jeu, le département ?

(mise à jour du 5 avril 2013)

A côté des arguments de la simplification (illusoire) des institutions existantes et des économies budgétaires (relativement dérisoires), un troisième argument est avancé par les promoteurs de la nouvelle Collectivité Territoriale d’Alsace : l’Alsace devrait enfin être « unie », afin d'être plus forte « en France et en Europe », considérant la structure départementale comme obsolète. Un jugement lourd de conséquences. Mais là encore, c'est le flou qui domine, voire le double discours des promoteurs du projet de Conseil d'Alsace.

 

CTA DiligenceCommençons par préciser les choses. Le département comme division administrative de l'Etat (pilotée par le préfet) et le département comme collectivité territoriale (pilotée par le conseil général) sont deux choses différentes, mais leur histoire est en très grande partie commune. Si donc la seconde fusionne avec d'autres collectivités, qu'adviendra-t-il de la première ? Que deviendront les services déconcentrés de l'Etat ? Que deviendront les préfets et les préfectures ? Une seule à Strasbourg ? Ici comme ailleurs, c'est surtout le flou qui règne dans les documents officiels. C'est d'ailleurs cette question qui a récemment été soulevée par Gilbert Meyer, le maire de Colmar, en faisant lever les bras au ciel des partisans de la nouvelle collectivité. Et notamment Philippe Richert qui a rétorqué qu'il n'y avait "pas à s'interroger d'une façon ou d'une autre sur le sujet"... Faut-il donc entendre que ce projet supprimera les conseils généraux, mais pas les départements ?

 

Pourtant, c'est bien le même président du conseil régional d'Alsace qui avait lui-même jeté le trouble sur la question dans une émission télévisée régionale, à peine quinze jours plus tôt : "Les départements ont été créés durant la Révolution et maintenus par Napoléon", a-t-il dit dans l'émission Gsuntheim du 24 février 2013 sur France 3 Alsace. "A l’époque, ils ont été délimités de telle sorte que, de n’importe quel point du département, on pouvait se rendre à cheval jusqu’à l’autre bout. En un jour. Mais aujourd’hui, on ne se déplace plus à cheval, on se déplace en voiture, en train ou via internet". Or ce dont il s'agit ici, ce sont bien des départements comme division administrative.

 

Rappelons aussi les propos de Robert Hertzog, professeur émerite de droit public, qui le 18 janvier 2012, considérait que l'administration territoriale de l'Etat devait aussi être repensée : "logiquement, il n'y aura qu'un seul préfet, assisté éventuellement par un ou plusieurs préfets délégués et des sous-préfets" ("Actes des conférences sur la réforme territoriale", p. 107).

 

L'ancien député Jean Ueberschlag le souligne ironiquement dans les DNA du 3 mars : "Il y a enfin une troisième interrogation dont, paraît-il, il ne faut pas parler pour l’instant : que va faire l’État ? Peut-on imaginer une structure politique et administrative territoriale unique pour l’Alsace sans que l’État ne suive ? Il ne va quand même pas maintenir des administrations et des services d’État du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, alors que ces deux départements n’existeront plus ! C’est une question de cohérence, et qu’on le veuille ou non, tôt ou tard, Colmar deviendra une nouvelle… sous-préfecture. Car, à territoire unique, préfecture unique, et cette dernière ne pourra être qu’à Strasbourg."

 

Alors pourquoi Philippe Richert répond-il à Gilbert Meyer (qui a de fait saisi le ministère de l'intérieur sur le sujet) qu'il ne faut pas se poser de questions sur le sujet, tout en semant le doute par ailleurs ? Les Alsaciens signeront-ils ce chèque en blanc ?

 

 

Unité de l'Alsace ou unité de la France ?

 

Le département a été créé en 1790, lors de la Révolution Française, pour remplacer les vieilles Provinces, en fournissant à tous les citoyens une administration publique à moins d’une journée de cheval ou de diligence. Si c’était certes l’un de ses enjeux (pas le principal), il est donc martelé aujourd’hui afin de mieux pouvoir le renvoyer aux oubliettes de l'histoire : "nous ne nous déplaçons plus à cheval (rires), le développement de l'automobile a changé la donne. CQFD : dépassé, le département ! Passons à autre chose. Innovons."

 

La France en 1789 avant la Revolution francaise - carte AtlOr, ce qu’on oublie de rappeler, c’est une fonction encore bien plus profonde et plus importante de l’administration départementale dès sa création. Celle de l’unité et de l'indivisibilité de la République, inscrite dans l'article 1 de notre Constitution. Une unité bien plus consistante et performante que le fantasme d'une Alsace unie (au fait, contre quoi ou contre qui ?), dans laquelle notre région s’est intégrée depuis le XVIIème siècle, avec des particularités héritées d'une histoire tumultueuse. Une unité qui implique l’égalité de tous les citoyens, quelles que soient leurs croyances et leurs origines, devant le droit et la loi, modèle universel que beaucoup de peuples nous envient.

 

Replaçons les choses dans leur contexte. En 1789, la France était encore largement un pays composé de Provinces, héritage d’une féodalité où chacune d’entre elles avait ses châteaux et ses petits seigneurs. Qu’on se souvienne des railleries de Voltaire à propos de cet Ancien Régime, pourtant déjà beaucoup simplifié depuis le XIIème siècle : un homme qui traverse la France en plein XVIIIème siècle « change de lois plus souvent qu’il ne change de chevaux ». Idem en diligence. Et encore : « Un avocat qui sera très savant dans sa ville, ne sera qu’un ignorant dans la ville voisine » (Voltaire, Dialogue entre un plaideur et un avocat, 1751). On imagine facilement les faiblesses et les injustices d'un tel système.

 

Simplification et rationalisation

 

Poids_et_mesures.pngLes unités de mesure variant fortement d'une région à l'autre, le 18 germinal an III (7 avril 1795), par la loi "relative aux poids et mesures", en plus de la création du franc, les législateurs français ont institué un système de mesure unifié, simple et universel qui se propagera hors de France jusqu'à aujourd'hui : le gramme, le litre, le kilo, mais aussi l'are et le stère.

 

De la même façon, en 1790, la Révolution apporte une organisation rationnelle et simplifiée du Territoire. Elle est un peu le "jardin à la française" du 17ème siècle appliqué en politique.

 

D'une part, elle remplace les anciennes divisions du royaume, de tailles très disparates, se chevauchant parfois et parsemées d'enclaves territoriales (ce que les futures eurométropoles mettent à nouveau au goût du jour), par une entité administrative unique.

 

D'autre part, elle apporte l’égalité de tous les citoyens devant la loi et le droit. Ce qui n'implique d'ailleurs pas l'égalisation des conditions matérielles, et n'enlève rien à la diversité des régions de France. Ce n'est pas parce que nous sommes égaux devant la loi que nous n'avons plus le droit de cultiver nos différences individuelles. Bien au contraire. Ne mélangeons pas grossièrement les niveaux d'analyse, rationalisation administrative et identité culturelle, égalité politique et droit à la différence.

 

Le département et l'abolition des privilèges

 

Qu'est-ce donc que l'abolition des privilèges ? C'est la suppression de ces « lois privées » (privi-lèges), c’est-à-dire particulières, différentes selon les ordres et variant d’un point à l’autre du royaume de France. Cela n'a donc pas seulement été la fin des avantages du Clergé et de la Noblesse, arbitrairement favorisés « de naissance ». Ce fut aussi l’exigence d’une loi et d’un droit les mêmes pour tous sur un territoire unifié et grâce à une administration simplifiée et plus efficace

 

Le Département représente ainsi cette modernité (jamais totalement achevée) de la République, et dont nous devons être les héritiers vigilants, conscients du trésor institutionnel sur lequel nous sommes assis. Nous sommes loin, bien loin de la mauvaise caricature du cheval et de la diligence. Les enjeux sont décidément bien plus sérieux.

 

Mais c'est justement cela dont certains souhaiteraient se débarrasser aujourd'hui, utilisant le même vocabulaire de l'unité, de la rationalisation et de la simplification, pour se diriger vers une plus grande autonomie ( même si, contrairement à ce que laissent entendre les documents officiels sur ce projet, la loi sur la fusion ne parle pas de compétences nouvelles). Comme si c'était cela, la solution aux problèmes de notre temps : fusionnons et les désordres financiers, économiques, sociaux et politiques s'atténueront ! Belle illusion.

 

Contre le saucissonnage

 

Alors, peut-être le département est-il devenu trop petit aujourd’hui (mais au fond, pourquoi et pour qui ?). Mais dans ce cas, il faudrait proposer une véritable réforme, rationnelle et performante, sur l’ensemble du territoire, avec referendum national à destination du Peuple français tout entier.

 

Arrêtons le saucissonnage et le bricolage d’amateurs. En quoi un statut d'exception pour la région Alsace améliorerait-il le fonctionnement des institutions françaises ? A moins que le temps des baronnets ne soit bientôt revenu. Un château sur chaque colline… Est-ce bien cela le progrès vers lequel il nous faudrait tendre ? En tout cas, les milieux autonomistes n'ont plus assez de mains pour applaudir.

 

Et s'il fallait à tout prix grossir et s'unir (admettons-le à titre d'hypothèse... mais n'est-ce pas plutôt au gouvernement national de se réveiller sur d'autres sujets bien plus cruciaux ?), pourquoi le triumvirat Buttner-Kennel-Richert ne nous propose-t-il pas, comme l'avait fait la commission Balladur de 2009, quelques grandes régions françaises, en respectant le principe d'unité des départements de 1790, dont une grande région Alsace-Lorraine ? Ou tout simplement une fusion des deux départements alsaciens, à compétences égales (comme le veut la loi), en coupant court publiquement aux fantasmes des autonomistes, sans leur faire miroiter des myriades de compétences nouvelles ? Quelles sont donc les obscures manoeuvres politiciennes derrière l'écran de fumée du fumeux projet actuel ?

 

  Mathieu Lavarenne

Président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin

Conseiller municipal indépendant

 

 

Mise à jour du 5 avril

--> Lire la lettre aux Colmariens du maire de la ville Gilbert Meyer, en date du 2 avril, qui souligne la contradiction entre l'arrêté ministériel du 5 février 2013 qui proclame la "consultation des électeurs portant sur le projet de fusion de la Région Alsace, du département du Bas-Rhin et du Haut-Rhin" et les affirmations confuses des porteurs du projet. 

 

 

 

--> Sommaire

 

 

22 septembre vote des trois conseils alsace--> Vote du 22 septembre 2014 en Alsace : l'orage n'a pas fini de gronder (où l'on verra la trahison des élites à l'égard du suffrage populaire exprimé lors du référendum du 7 avril 2013)

 

Richert retour du conseil d Alsace--> Retour du Conseil Unique d'Alsace - Crise de légitimité et responsabilité politique (18 septembre 2014) - Où l'on verra combien nos élites semblent avoir perdu le sens de la démocratie et de la République. Que l'on ait voté pour ou contre en Alsace lors du referendum du 7 avril 2013, cela doit choquer. Et cela choquera. Les nuages continuent de s'amonceler à l'horizon, et il y a fort à craindre pour l'avenir. Elus, élues, le tonnerre gronde. Que ferez-vous ? Que ferons-nous ?

 

 

collectivite territoriale suppression referendum copie--> Suppression de la condition de referendum et retour du Conseil Unique d'Alsace (29 août 2014) - où l'on apprendra que dans le cadre de la loi sur la fusion des régions un amendement vise à supprimer la condition de referendum pour les fusions et modifications de collectivités territoriales. Et de voir les partisans de la Collectivité unique reprendre du poil de la bête...

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

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--> Eh bien non ! Ce sera oui quand même... (1er septembre 2013) - (où l'on verra que moins de trois mois après le non alsacien, un amendement était voté à l'assemblée pour supprimer la condition de referendum)

 

--> Après le 7 avril... 

 

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