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  • : Un referendum en Alsace - Conseil unique d'Alsace - Collectivité Territoriale - Referendum du 7 avril 2013 - Ses origines, son déroulement, ses suites...
  • Un referendum en Alsace - Conseil unique d'Alsace - Collectivité Territoriale - Referendum du 7 avril 2013 - Ses origines, son déroulement, ses suites...
  • : Les enjeux de la Collectivité Territoriale d'Alsace (anciennement Conseil Unique d'Alsace) : institutions d'avenir ou illusion collective ? --- Eléments d'analyse proposés par Mathieu Lavarenne, président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin et conseiller municipal (indépendant) dans un petit village alsacien. Plus de 22 000 visiteurs uniques en quelques semaines.
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  • Les enjeux de l'évolution institutionnelle de l'Alsace pendant et après la campagne référendaire du 7 avril 2013. Pour ou contre une Collectivité Territoriale d'Alsace ? Des documents et des analyses...
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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 00:00

Ne nous privez pas de débat !

 

collectivite-territoriale-d-alsace-schema dna 23112012Un amendement a récemment été déposé par des sénateurs UMP, PS, Europe Ecologie et Gauche Moderne, favorables au projet de Conseil Unique d’Alsace. Tellement favorables d’ailleurs qu’ils étaient prêts à supprimer, en catimini, le seuil (déjà bas) des 25% d'électeurs inscrits pour le oui, dans chaque département, pour que la « consultation référendaire » soit prise en considération.


En effet, ledit amendement a été présenté, en urgence, dans le cadre d’une proposition de loi portant sur « la représentation communale dans les communautés de communes et d'agglomération ». On ne voit pas le rapport. Comme s’il lui fallait passer le plus discrètement possible, en marge des débats.

 

En d’autres mots, cela signifie aussi que ces sénateurs, soutenus par un certain nombre d’élus alsaciens, auraient trouvé normal que le projet de réforme institutionnelle soit accepté même dans le cas où plus d'un électeur sur deux s’abstient lors du vote du 7 avril prochain. Voire trois sur quatre. Ou même tous ou presque, puisque aucun autre seuil n’aurait été fixé... Ce fut d'ailleurs l’un des éléments du rejet de l’amendement par la commission des lois du Sénat qui a aussi souligné qu’il n’y avait aucune urgence en la matière.

 

Retenons trois choses de cette affaire :

1/ certains tiennent tellement au Conseil Unique d’Alsace (récemment renommé Collectivité Territoriale d’Alsace, comportant une Assemblée d’Alsace à Strasbourg et un Conseil exécutif d’Alsace à Colmar) qu’ils seront prêts à tout pour parvenir à leurs fins, même à jouer avec la loi et les règles démocratiques ;

2/ l’amendement qui vient d’être sorti par la porte pourrait bien revenir par une autre fenêtre, par un autre soupirail ;

3/ les mêmes personnes ont manifestement un gros doute sur leur capacité à mobiliser plus de 25% des électeurs inscrits sur cette réforme dont on les entend dire souvent, dans les médias notamment, que « les Alsaciens l’attendent avec impatience ». Pour mémoire, en 1958, pour le referendum sur la nouvelle Constitution, De Gaulle réunissait 82% des suffrages avec 80% de participation.

 

Irait-on même jusqu’à soupçonner que d’obscures arrière-pensées pourraient bien s’être glissées dans certaines têtes politiciennes ? Aurait-on d’ores et déjà l’intention d’en faire le moins possible, d’étouffer toute tentative de débat, comme si tout le monde était a priori d’accord sur cette réforme institutionnelle majeure, quitte à ce que peu de gens se déplacent vers les urnes ? Rêverait-on que les citoyens ne s’emparent pas de ce débat et se contentent d'une petite musique de fond qui leur sera précautionneusement instillée jusque-là ?

 

Le sujet est trop important, les conséquences institutionnelles sont trop lourdes, les arrière-pensées trop présentes (notamment régionalistes voire autonomistes), pour que nous prenions cela à la légère. On ne cherche pas à supprimer comme ça deux départements, ces piliers de la République depuis 1790, pour les remplacer par un aventureux meccano, on ne peut plus complexe.

 

Nous ne pourrions accepter une démarche qui, insidieusement, déchirerait le peuple français, en mettant des citoyens dos à dos, à rebours de l’idée d’une République une et indivisible, celle des révolutionnaires de 1789, mais aussi celle de Charles de Gaulle qui, si changement il devait y avoir, aurait plutôt proposé une réforme nationale des Régions de France, sans céder à la tentation de l’émiettement institutionnel, sous couvert d’expérimentation.

 

Nous n’accepterons pas de service civique minimum dans ce domaine. Les cartes, toutes les cartes, doivent être posées sur la table lors d’un grand débat politique, auquel tous les citoyens français doivent être associés.

 

 

Mathieu Lavarenne

Président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin

Conseiller municipal indépendant


 

Mise à jour : schéma du 18 février, en lien avec un article spécifique à la question du seuil des 25% :


--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

Conseil-Collectivite-territoriale-Alsace-25-pour-cent.jpg

 

 

 

--> Sommaire

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

--> Après le 7 avril...   

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> Le Non (censuré !?) de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin !

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont passés les partisans du oui ?

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag ou encore Pierre Freyburger

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Histoire et principes de la structure départementale

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : les documents.

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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commentaires

Gilles PETIT 15/03/2013 08:49


La fusion des trois collectivité: une filouterie d'élus.


 


Le 7 avril, nous allons devoir nous exprimer sur une question posé par nos 122 représentants (régionaux et généraux): Approuvez vous "oui" ou "non" la création d'une Collectivité territoriale
d'Alsace  !


Tout Alsacien répondait oui d'entrée à cette question sibylline.


Mais tout Citoyen soucieux de démocratie sait qu'il faut se méfier à juste titre des "élus" et que notre »démocratie« actuelle est essentiellement un paravent de langue
de bois.


"Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir" voilà ce qui doit guider le Citoyen dans
ses décisions. Or nous avons là une caricature de ce que l'Alsace doit se doter pour progresser. C'est un "chèque en blanc" que les élus demandent, rien n'a été audité, rien
n'est décidé, tout dépend quasiment de décisions qui n'ont même pas été ébauchées, une réduction dérisoire du nombre d'élus, aucun projet politique tracé, un montage électoral abracadabrant, un
chiffrage des économies dérisoires face aux budgets annuels actuels... On voit bien que c'est une autorisation d'agir à leur guise que les tenants du oui  réclament avec pour argumentaire la Novlangue et ses termes inversés destinés à berner les électeurs. Parlez de "Démocratie" avec l'un ou l'autre de des élus
engagés dans ce processus pour voir le masque tomber et dans quel mépris ils tiennent les Citoyens ! Pour eux seul compte de persuader les électeurs de voter comme ils le veulent. Que ne
proposent t-il pas un texte dans lequel les élus mettant en place la nouvelle institution n'y serait pas éligibles  ! Posez leur la question et vous
allez vite comprendre que la seule chose qui compte pour eux c’est de retrouver un poste, ses prérogatives, ses émoluments et les réseaux de connivences entre petits amis. Pour l'Alsace ?...
"pourquoi feraient-ils demain ce qu'ils ont été incapables de faire hier !"


D'autre part Marine le PEN à clairement dénoncée la tactique "diviser pour mieux régner" du fédéralisme des eurocrates,  manipulation consistant à
découper le territoire français en petits comtés mendiant les aides de Bruxelles et de dérisoires avantages locaux en contrepartie d'une soumission à la politique de l'Euro. Politique qui nous
conduit à grand pas à une catastrophe dont se félicitent les spéculateurs et agents de groupes bancaires supranationaux.


Alors quel choix nous reste t-il dans les faits ? :


-si l'on vote oui, les élus justifieront tous leurs excès par "on vous a demandé et vous avez dit oui !"


-si l'on vote non, ils justifierons leurs passifs par "il fallait dire oui" on fait avec ce qu'on a !


-Reste la non participation à cette mascarades qui fait croire aux Alsaciens qu'ils ont quelque chose à décider ! Si les 50% de participation et 25% des inscrits n'est pas atteint le référendum
sera invalidé !


Il faut avoir en Alsace la même lucidité qu'ont eu les Corses en 2003 quand on leur à poser la même question que l'on pose aujourd'hui en Alsace.


Leur réponse fut NON  et ce qui n'était pas bon pour les Corses hier ne peut l'être pour l'Alsace aujourd'hui !

Referendum en Alsace 15/03/2013 10:07



A mon sens s'abstenir est contre-productif. Si les personnes qui hésitent à voter non ou à s'abstenir choisissent la seconde solution, cela ne change rien pour le oui à partir du moment où il
atteint le seuil de 25% des inscrits pour le oui (ce n'est pas à proprement parler un seuil de participation). La seule variable qui change c'est le score du oui qui augmente en même temps que
l'abstention des opposants... Ce qui donnera plus de poids pour le oui, s'il passe, lors des négociations à venir avec "Paris", comme ils disent...



Christian WEISS 01/03/2013 08:42


Référendum pour l'uniformisation



Eh oui, c'est parti et ça coûte, de
l'argent dépensé une fois de plus....inutilement !
Les élus-e-s conseillers municipaux (maires et
adjoint-e-s) ont été destinataires d'une lettre des trois présidents des 3 collectivités qui leur demandent de voter "oui" pour l'Alsace.
Les partis politiques UMP et d'autres envoient
des tracts et agissent sur les réseaux sociaux pour inciter les gens à voter "oui". Les régionalistes et FN/Alsace d'Abord appellent à voter Oui contre le centralisme parisien, mais veulent bien
recevoir le maximum de subventions de ce même Etat (qu'ils appellent le "centralisme" parisien alors qu'un conseil unique, c'est encore plus de centralisme !). Les PS-EELV appellent à voter Oui,
mais c'est soi-disant un "autre" Oui !!!! allez comprendre la différence dans l'urne !!!!Devant tant d'unanimité, pour quoi encore se fatiguer, si
tout le monde est d'accord ? Pourquoi un référendum pour demander notre accord ? Pour avoir une légitimité ? 
Mais
ils l'ont déjà, ce sont tous des élu-e-s quasiment et bien élu-e-s puisqu'ils-elles cumulent tellement de mandats qu'ils-elles ne veulent surtout pas les lâcher !!!
Mais moi et bien d'autres, on ne veut pas être une fois de plus les complices de cette mascarade, notre naïveté a déjà été sollicitée, ça suffit, maintenant !

Il n'y a pas de projet d'une AUTRE Alsace, il n'y a pas de projet d'une autre politique pour l'Alsace, il n'y a pas de renouvellement de la classe politique, il
n'y a pas de justice dans la représentativité (une toute petite part de proportionnelle, pas la fin du cumul des mandats, la parité absolue et obligatoire, ...), alors
?
ALORS, NE SOYONS PAS DUPES de ce grand cinéma médiatique, NE SOYONS PAS COMPLICES de ces élu-e-s qui n'ont rien fait pour nous depuis des
décennies...NOUS DONNERONS NOTRE AVIS
quand on nous présentera un projet qui nous fera vibrer, qui pourra susciter notre adhésion, mais là, non , juste une question sur la forme QUI NE CHANGERA RIEN, NE FERA RIEN ECONOMISER, COMPLIQUERA MEME
les fonctionnements, au profit de toujours les mêmes...


JE RESTERAI CHEZ MOI LE 7 AVRIL, CE SERA UNE ABSTENTION ACTIVE



QUI A DU SENS...
Je n'irai pas voter NON juste pour dire que je suis attaché à l'idée du référendum, la question n'est pas là...C'est ne pas me déplacer qui a
du sens pour dire que ce cirque là ne m'intéresse pas, qu'ils n'ont pas réussi à le rendre intéressant....quelque chose qui ne l'est d'ailleurs pas. Je ne dépensera ni de l'argent, ni de
l'énergie pour aller voter cette fois-ci, je ne serai pas le complice de ces élus qui nous ont toujours pris pour des moutons sans cervelle : ils se trompent...
La réforme
territoriale est en route et se fera de toute façon en Alsace comme ailleurs.

Referendum en Alsace 01/03/2013 10:16



Bonjour,


Merci pour votre commentaire. Il y a visiblement un problème de mise en page entre le logiciel que vous avez utilisé et la fonction commentaire sur ce blog. Il est difficile de tout lire : il
faut suivre chaque phrase de droite à gauche hors de l'écran.


Je vous propose de le reposter.


En attendant, pour celles et ceux qui souhaitent le lire, il suffit de faire un copier-coller dans un document texte.


Très cordialement,


M.L.