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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:02

Bernard-Notter-non-au-conseil-d-alsace.jpgTribune sur le Conseil d’Alsace

 

 

Le NON (censuré !?)

de Bernard NOTTER

vice-président du

Conseil Général du Haut-Rhin

(Majorité Alsacienne)

 


 

NB de l'auteur du blog :

 

Si je publie cette tribune inédite de Bernard Notter, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, c’est parce qu’elle m'a été envoyée, après avoir été transmise à la presse jeudi 28 mars, avec pour seul effet que son auteur a été moqué par un journaliste de L’Alsace, le dimanche 31 mars, sans même que son texte ne soit publié, malgré la nouveauté et la force de certains arguments.

Après Gilbert Meyer, maire de Colmar, qui avait été traité d’« hypocrite » par trois autres journalistes de L’Alsace, sans que les lecteurs ne puissent se faire une idée de ses arguments, voici que le vice-président du CG68 lui-même se fait renvoyer dans les cordes par la presse.

 

Le journaliste Olivier Chapelle reproche ironiquement à Bernard Notter de ne pas dire qu’il a voté « oui » lors du 2ème congrès d’Alsace, le 24 novembre 2012. L’intéressé répond que, à ce moment-là, la question de la fusion et le projet de trois pages étaient liés. Entre temps, la « notice d’information » a été nettoyée, la formule « répondant aux principes d’organisation énoncés ci-dessous » a été supprimée de la question officielle, et des formules au conditionnel sont venues se glisser dans plusieurs phrases. Renvoyant le journaliste à l'étude de ses dossiers, c’est contre ce flou que Bernard Notter s’est élevé, en toute logique, considérant que son vote avait été trahi.

 

Datée du jeudi 28 mars (J-10), aucun des deux journaux régionaux n’a donc donné véritablement suite à cette tribune, pour le moment, alors qu'il reste à peine 4 jours de campagne officielle. Si même un bras droit de Charles Buttner peut se faire censurer (on n'ose y croire !?), c’est premièrement que le « oui » a du souci à se faire pour qu’il soit à ce point besoin de le protéger, et deuxièmement que nous sommes en train de tomber bien bas. Cela doit profondément inquiéter, quel que soit le camp politique dont on se revendique.

 

Méditons quelques instants cette phrase d'Albert Londres, père du grand reportage : "Un journaliste n'est pas un enfant de choeur, son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" (Terre d'ébène, 1929).

Aujourd'hui la plaie médiatique est ouverte.


M.L.

 

 

!!! (mise à jour du 5 avril) !!!

La tribune de Bernard Notter a finalement été publiée par les Dernières Nouvelles d'Alsace, aujourd'hui vendredi 5 avril, en pages Mulhouse. Pas plus loin. Et largement tronquée (sans que ce ne soit précisé). Mais tout de même.

Alors que la rédaction régionale du journal aurait apparemment décidé de ne plus publier de tribunes durant la dernière semaine de campagne, cette entorse à la règle (de dernière minute) laisserait-elle apparaître certaines divergences éditoriales des rédactions locales ? Ce serait sans doute souhaitable.

Quant à L'Alsace, toujours rien, hormis la brève (ironique) citée ci-dessus.

Il reste donc toujours préférable pour les lecteurs d'en lire l'intégralité, disponible uniquement sur ce blog.

M.L.

 

 

 

« Un projet approximatif et hasardeux »

 

 

J-10… et toujours pas de nouvelles du groupe de travail Lebranchu.

 

Le 7 avril prochain, nous serons appelés à voter pour savoir si nous voulons d’une fusion entre les trois collectivités alsaciennes.

 

Afin de pouvoir répondre à cette question, il eut été logique de disposer d’un certain nombre de renseignements sur la nouvelle formule que l’on nous propose : ses compétences, ses moyens, le niveau d’économies potentielles attendu, etc.

 

Or, ces renseignements, nous n’en disposons toujours pas : à 10 jours du scrutin, aucune nouvelle du groupe de travail promis par Mme LEBRANCHU pour clarifier toutes ces interrogations.

 

Trop de questions restent sans réponses et en ce qui me concerne, j’aime bien savoir « à quelle sauce je vais être mangé ».

 

C’est sur ce différend que j’avais donc décidé de voter « non » lors du premier congrès du 1er décembre 2011. Aujourd’hui de nombreux Alsaciens me donnent raison et se plaignent du manque d’information dont ils disposent, du « flou » qui entoure le projet et des nombreux points obscurs qui subsistent.

 

Pourquoi ? Parce qu’en raccourci, on nous demande de dire « oui et après on verra », c’est le parlement qui décidera de la suite. Je ne suis pas persuadé que les électeurs qui m’ont élu et confié leurs voix, eussent apprécié la façon dont j’en aurais fait usage en cautionnant ce projet approximatif et hasardeux, qu’il faudra financer le moment venu.

 

Il est par ailleurs particulièrement regrettable – voire même incroyable – qu’aucune étude sérieuse ni même une simple étude d’impact sommaire n’ait été réalisée pour estimer, entre autres choses, les économies attendues.

 

Comment s’étonner, dès lors, que les trois présidents répondent de façon totalement différente à la question des économies potentielles : Charles BUTTNER prétend qu’il n’y a pas d’économie à entrevoir, Guy-Dominique KENNEL annonce 30 millions d’euros sur 5 ans et Philippe RICHERT pas moins de 100 millions sur 5 ans ! Qui dit mieux ? Qui dit vrai ?

 

Il est incontestable, par contre, que la réponse de Charles BUTTNER se rapproche le plus d’une étude réalisée par le cabinet KPMG il y a 3 ans, à la demande de l’Assemblée des Départements de France, et qui concluait que « la fusion des départements et des régions coûterait plus cher qu’elle ne rapporterait et que, de surcroît, elle aurait même un coût en raison des effets d’alignement structurel des compétences exercées par l’une ou l’autre des collectivités ».

 

Ce qui signifie que le conseil unique d’Alsace, s’il devait voir le jour, n’amènera aucune économie.

 

J’entends répéter à l’envi qu’avec le conseil unique d’Alsace, nous sommes à un virage dans l’histoire de notre région.

 

Oui, mais un virage sans visibilité !

 

On nous propose de fusionner, sans en connaître les conditions !

 

De la future collectivité qu’on nous propose de mettre en place, nous ne connaissons :

- ni les compétences ;

- ni les dotations financières ;

- ni la fiscalité ;

- ni le mode d’élection.

 

Et si les promoteurs du « oui » prévoient tous que demain « on rase gratis », moi je pose la question de savoir qui va payer pour les nouvelles compétences, alors que par ailleurs nous attendons toujours les dotations de compensation de l’Etat consécutives à la dernière phase de décentralisation !

 

Il est inutile de rappeler que l’Etat cherche désespérément de l’argent et qu’il ne nous fera pas de cadeau. Inutile aussi de penser pouvoir écrire le droit du travail français à Strasbourg, comme certains le prétendent.

 

Arrêtons de rêver !

 

Arrêtons aussi de nous comparer régulièrement au Bade-Wurtemberg ! L’Alsace compte à peine 1,9 million d’habitants alors que nos voisins d’outre-Rhin sont 11 millions ! Il n’y a rien de comparable.

 

Mais il y a plus grave et de cela, personne ne parle : l’Eurométropole de Strasbourg, qui figure désormais nommément dans l’avant-projet de loi, représente un nouvel échelon administratif qui viendra concurrencer directement le conseil unique. Cette Eurométropole s’étendra sur les 28 communes de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) et aura des conséquences directes sur le futur conseil unique d’Alsace.

 

En effet, il est prévu qu’un très grand nombre de compétences (aujourd’hui communales ou départementales) soient transférées vers l’Eurométropole. Cette opération s’effectuera avec transfert du personnel et des moyens financiers correspondants ; sachant que la CUS représente environ 45% de la population bas-rhinoise, elle viendra de fait amputer d’autant les capacités d’action et le budget du futur conseil unique d’Alsace.

 

A peine créé, le conseil unique d’Alsace sera donc réduit à sa portion congrue, car délesté de la puissante communauté urbaine strasbourgeoise. Et Strasbourg, ville-centre de l’Eurométropole, ou capitale du conseil unique ? Il faudra bien choisir, mais une fois encore, rien n’est clair

 

Parallèlement, l’Etat a aussi entrepris la réforme de l’acte III de la décentralisation, qui concernera tous les départements ainsi que toutes les régions de France et qui est déjà bien avancé.

 

Ne croyez-vous pas que tout cela fasse beaucoup de changements à la fois et surtout, beaucoup de contradictions ? Moi, je trouve que si ! C’est pourquoi, devant autant d’incohérences, je voterai « non » le 7 avril prochain !

 

 

Bernard NOTTER

Vice-Président du Conseil Général du Haut-Rhin

(Majorité Alsacienne)

 

 

 

  --> Pour lire l'étude sur la fusion demandée par l'Assemblée des départements de France : cliquez ici.

 

 

 

Autres articles sur la partialité de la presse locale  :

 

--> Les médias qui protègent le "oui"

 

--> La revue de presse du blog

 

Les arguments d'autres personnalités qui se sont exprimées pour le "non" :

 

--> Ils diront non : les arguments de Constant Goerg, Jean Ueberschlag, Pierre Gsell, Gilbert Meyer ou encore Pierre Freyburger

 

Un article pour mieux comprendre la question de Strasbourg Eurométropole :

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

 

 

L'analyse des résultats :

infographie-les-resultats-du-referendum

 

--> En Alsace, c’est  « non » ! (où l’on trouvera des éléments d’analyse pour comprendre les résultats du 7 avril 2013 et faire le bilan de la campagne référendaire).

 

 

 

 

 

D'autres articles sur ce blog :

 

--> Lien vers le blog en général

 

 

--> Fusion des collectivités : restons vigilants ! (21 décembre 2013) - (où l'on apprendra que l'amendement visant la suppression de la condition de referendum pour la fusion de collectivités est certes supprimé, mais que le projet reviendra, comme les hirondelles, avec le printemps)

 

--> Eh bien non ! Ce sera oui quand même... (1er septembre 2013) - (où l'on verra que moins de trois mois après le non alsacien, un amendement était voté à l'assemblée pour supprimer la condition de referendum)

 

--> Dix raisons de voter NON

 

--> Après le 7 avril...

 

--> La notice d'information "hors la loi" - pour quoi votera-t-on : un projet ou une fusion ?

 

--> Le schéma trompeur de la notice dite d'information

 

--> La prudence avisée des Conseils de développement Mulhouse-Thur-Doller

 

--> Un projet précipité

 

--> Le flop des réunions pour le "oui"

 

--> Menace sur les communes ! Où est la proximité ?

 

--> Appel au débat contradictoire : où sont les partisans du oui ?

 

--> Rien n'est joué d'avance... : la mobilisation sur internet sera cruciale : pour un non de raison et de prudence

 

--> Le 7 avril : NON, pas l'abstention !

 

--> Point de vue de l'historien Georges Bischoff : "ne pas se tromper d'Alsace" 

 

--> Conseil d'Alsace : des infographies pour mieux comprendre

 

--> Sondage : le grand malentendu du "Oui"

 

--> Economies, êtes-vous bien là ?

 

--> Oui - Non : deux poids, deux mesures ?!? Lettre ouverte à la présidente de l'Université de Haute Alsace

 

--> Charles Buttner : ni économies, ni simplification, mais plus d'autonomie

 

--> Comprendre les enjeux du seuil de 25% des inscrits

 

--> La question de la suppression des départements et le double langage politique

 

--> La joie des autonomistes

 

--> L'Eurométropole ET le Conseil (pas unique) d'Alsace

 

--> L'oubli de la France !

 

--> Referendum en Alsace : un chèque en blanc ?

 

--> CTA : le flou artistique !

 

--> Pour un débat public et responsable

 

--> Vers la suppression des 25%?

 

--> Comment transmuer le simple en complexe (et vice-versa)

 

--> Le referendum d'initiative locale : mise en perspective.

 

--> La Collectivité Territoriale d'Alsace : LES DOCUMENTS.

 

--> Un Conseil pas Unique du tout : le Conseil Complexifié d'Alsace

 

--> La surenchère régionaliste en Alsace.

 

--> La tentation ethnique des Verts et le soutien du PS.

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Published by Referendum en Alsace - dans Conseil Unique d'Alsace
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